voila quoi!

désolé mais c'était mon moment histoires (classé dans la série : "pourquoi je mettrai pas ca dans mon blog") toutes ont été écrites par moi et la moitié ne sont pas finies désolé... XD mais j'ai pas le temps! alala je sais pas si c'est a cause de ces "romans" mais j'ai eu du mal a demarrer la page des articles! ça voulais pas marcher skyblog ils en ont marre de moi... j'ai préparé ma valise pour le grand retour a tahiti (classé dans la série : "si je savais pleurer j'aurais formé une rivière aujourd'hui") eh oui c'est fini les vacances, je rentre je fini c p***** de devoirs de m**** qui me font c**** grave pour les rendre et avoir quand meme une note de m****... la super rentrée, en plus faut que je sache ou je vais l'année prochaine! j'aimerais faire un dut genre mécanique mais pas pour faire de la mécanique (classé dans la série : "la phrase qui veut rien dire mais c'est quand meme du francais") en fait il faudrais que je fasse ça pour pouvoir par la suite entrer dans une école de... (classé dans la série : "trois point de suspension pour le suspense") de design automobile! oui j'aime dessiner et j'aime les voitures, je suis pas fait pour ce métier mais c'est plutôt un métier fait pour moi! mais bon d'un autre coté j'en ai parlé a ma p'tite Kinnie (merciiiii je t'adore, merci beaucoup pour tous tes coms!!!;D) et elle m'a dit qu'elle me voit pas dedans...XC...c'est vrai que je dessine que des manga mais c'est pas pour autant que l'auto je peux y arriver si je m'entraine! et puis faut bien trouver quelque chose pour les 60ans a venir... le probleme avec ce metier c'est qu'il n'y a aucun débouché sur ma petite ile natale, et se dechirer de ma famille et de mes amis comme ca c'est assez beaucoup très douleureux (classé dans la serie : "c'est plus trop francais mais t'as vu l'heure") ... alors voila le gros dilemme --> qu'est ce qu'on va tous faire plus tard??? telle est la question...
voila quoi!

# Online seit Sonntag, 13. August, 2006 um 18:21

Geändert am Sonntag, 13. August, 2006 um 18:42

extrait : Jhirron et Herren faces à l'inconnu

extrait : Jhirron et Herren faces à l'inconnu
Ce bruit . Si calme. si familier.. Et si effrayant. Jhirron ne voulait pas
ouvrir les yeux. Il sentait l'eau monter et descendre, les vagues s'écraser
calmement sur le sable chaud. Une scène normale pour un habitant des îles.
Mais. Il était pourtant sur le bateau ? Il ouvrit les yeux finalement et se
leva, puis il analysa, ébahi, le paysage qui s'offrait à lui : l'étendue
sans fin de l'océan. Il n'y avait que cette petite île perdue au milieu,
cette petite île dont il évaluait la superficie à. quoi ? 1000m² ? Même pas.
Ce n'était qu'un banc de sable dépassant du géant bleu, couvert d'une petite
dizaine de cocotiers. Après en avoir fait le tour, Jhirron s'assit et essaya
de se remémorer comment il aurait pu atterrir sur cette petite île. Il se
souvenait du « Timequeen. » Ce colosse de fer, le bateau le plus
perfectionné de tout le pacifique sud. Mais après ? Qui a t il bien pu se
passer après ? Jhirron revoyait par flashs le feu. la chaleur du feu
insupportable. et l'eau gelée. Pfiou ! C'était vraiment trop difficile de
réfléchir !! Comme il commençait à avoir chaud, Jhirron courut vers la mer.
Arrivé dans l'eau tiède, Jhirron commença à nager vers le fond, pour
évaluer la distance jusqu'à laquelle le lagon allait, ou bien la distance
jusqu'à laquelle lui il allait. Mais, après même pas une minute de brasses,
en regardant le sable et en face de lui, il s'aperçut qu'il n'était pas seul
à nager dans l'eau, des bancs entiers de petits poissons multicolores
nageaient tranquillement en face de lui. Il attendit qu'ils soient tous
passés pour continuer à nager. Le requin !!! Jhirron sursauta dans l'eau
quand il eut vu le grand blanc qui se dressait devant lui, il crut crier
mais ne vu que des bulles sortir de sa bouche. Bizarrement, il observa que
le requin eut la même réaction de recul, et laissa derrière lui, devant
Jhirron, ce qu'il transportait au-dessus de sa gueule. Après être remonté
rapidement reprendre son souffle, Jhirron regarda si le requin n'était pas
revenu à la charge, mais non, il était bel et bien partit. Jhirron se
dirigea donc vers cette grande chose qui était tombée du museau du requin. C
'était un corps. Jhirron nagea avec le plus rapidement possible vers le bord
et étendit le corps sur le sable. C'était une jolie jeune fille, qui avait
visiblement son âge. Tentant le tout pour le tout Jhirron lui fit donc un
bouche à bouche. Après 1 minute environ, il constata avec un grand sourire
que la fille était vivante, et que sa démarche courageuse avait sauvé la vie
d'une personne. il était quand même en face d'un requin !!! Les grands yeux
bleus de la rescapée s'ouvrirent et clignèrent au contact des rayons
lumineux éblouissants du soleil.
Il ne fallut pas 10 minutes pour que Jhirron et Herren (car c'était son
prénom) sympathisent. Vers midi, ou plutôt trois heures et demi, Jhirron
commença à avoir vraiment très faim. Il décida dons de partir à la pèche. ,
Herren l'accompagna ravie pour une bonne partie de rigolade. Visiblement
les poissons étaient plus malins que Jhirron. Et donc, les quatre poissons
que Jhirron et Herren dégustèrent à midi furent tous péchés par Herren. Ce
ne fut qu'a la tombée de la nuit, sous un ciel plus étoilé que jamais,
allongés sur le sable encore tiède, que Jhirron et Herren discutèrent de la
chose qui les avait troublé tout au long de la journée : Comment on-t-ils
atterrit là ? Ni l'un ni l'autre n'avaient abordé le sujet, personne n'avait
demandé ce que faisait l'autre sur une île comme celle là.
« Tu étais où avant d'atterrir avec le requin trouillard ? Demanda
Jhirron.
- Toi d'abord. » Lui répondit Herren après un rire léger.
Dans un silence nostalgique, Jhirron se remémora sa famille, ses amis qu'
il s'était faits sur le bateau. Il sentait un poids pesant sur son cour, car
sans pouvoir l'expliquer, il avait compris qu'il ne les reverrait jamais.
« J'était sur le « Timequeen » ».
Ce silence mélancolique revint. La phrase de Jhirron fit comprendre à
Herren la dure réalité de leur situation. Ils était perdus au milieu de
nulle part sur la planète, en étant sûrement les seuls survivants à un
naufrage inattendu du paquebot le plus perfectionné de tous les temps. La
seule chose qui parvint à remettre le sourire à Herren pendant une fraction
de seconde, fut de comparer leur situation à celle du Titanic, en se disant
« il a pas la tête à Leonardo Di Caprio ! ».
« Toi aussi, n'est ce pas ? demanda Jhirron au bout d'un certain temps.
- Oui. »
Puis Herren se rapprocha de Jhirron, qui, malgré d'être gêné, se laissa
faire et ils s'endormirent rassurés l'un par l'autre. Bien que Néron l'
aurait voulu il ne les réveilla pas. Cela pouvait attendre le lendemain, et
donc il replongea la tête sous l'eau.

« debout ! debout ! debout ! debout !, Cria Harren, J'ai faim, viens m'aider à trouver à manger!
- pourquoi tu me revaille aussi tôt?
- Parce que tout le monde dors, et les poissons aussi! »
Herren pris la main de Jhirron et l'entraîna dans l'eau, il y atterrit tête première et Herren explosa de rire, Jhirron fit de même en sortant la tête de l'eau. Ils se mirent à chasser et eurent quelques poissons, c'est pendant que Herren ramenait les poissons attrapés sur le rivage que quelque chose de fortuit se passa : une chose énorme souleva Jhirron de l'eau :
« Herren !!!!!, cria – Jhirron.
- Jhirron ?!!!! », cria – t – elle en se retournant.
Et elle vu la chose en question : C'était un sorte de monstre gigantesque d'une texture très semblable à l'eau si ce n'en était pas. Il n'y avait que son cou et sa tête qui dépassaient à la surface et ils devaient avoisiner les 15m de haut. En parallèle sur sa grosse tête ovale prédominait deux gros yeux elliptiques d'un bleu plus foncé. L'animal leva la tête et Jhirron faillit glisser, mais il s'agrippa à ce qu'il put sur cette texture spongieuse. Et Herren était plantée sur le sable les yeux écarquillés.
« Je n'ai pas habitude à une hospitalité pareille, Dit le monstre.
- Quoi ?!, S'écria Herren, ça parle ce machin ?
- Machin ? Je ne suis machin !, répondit le monstre, je suis Néron, un Eonq.
- Néonk ?
- EONQ !
- C'est sûrement une expérience secrète des états unis !, S'exclama Jhirron qui avait réussi à remonter sur la tête de Néron.
- Etazuni ? Dans la région Manderferlk ?, demanda – Néron.
- Mander- quoi ? C'est où ça en Allemagne ?, Demanda à son tour Jhirron.
- Manderferlk contrées maudites de Dofpher Nord Ouest Firennir, cité des nains ,Répondit Néron.
- Ou la ! t'es sur que c'est sur terre ce truc ?, dit Jhirron de plus en plus embrouillé.
- Terre ? »
Un silence s'en suivit : Jhirron et Herren avait compris à quel point la situation était grave.
« La terre, c'est le nom de cette planète, non ?, dit Herren.
- Sommes sur Werganoen – Levedia, planète verte. Répondit – Néron.
- On est plus sur terre ..., Conclut Herren.
- Ah !, s'exclama l'éonq, j'ai compris, êtes extraterrestres envoyés par Dolla ?
- On sait même pas c'est quoi Dolla, Dit Jhirron.
- Dolla dieu de l'eau !, Se vexa Néron.
- Dis éonq... commença Herren.
- Néron, coupa l'éonq.
- Néron, où somme nous ?
- Ile déserte Est de Mithfare, dynastie déchue des hommes, Répondit Néron.
- Tu peux nous y amener ?, Pria –t- elle.
- Bien sûr, montez, Dit –il.
- Qu'est ce que tu compte faire là bas ?, Demanda Jhirron à Herren une fois montée.
- Voir d'abord s'il y a des survivants.
- Survivants ?, Dit – Néron.
- Nous sommes rescapés d'un naufrage, expliqua Jhirron.
- Naufrage ? Comment ?, Demanda Néron.
- Un incendie, vraisemblablement, Répondit Jhirron.
- Sûrement Fonq.
- Quoi ?
- Fonk, esprits du feu, pyromanes. S'ils ont trouvé bateau, le brûlent, expliqua Néron.
- Je ne me souvient pas avoir vu des monstres aussi gros que toi, Néron, dit Jhirron.
- Fonk petits.
- Alors peut être..., conclut Herren. »


To Be CoNTiNueD !!!

# Online seit Samstag, 12. August, 2006 um 16:39

extrait : In Our World Of Chaos - PréLuDe

« Rien à faire Sire, dit - Eric.
- Je n'y comprends rien. »
La pluie glaciale martelait la résidence privée du Sire Ruselov, troublé par la panne de son générateur électrique autonome, qui était totalement inexplicable. Eric, son jeune majordome, qui pourtant avait des facultés mécaniques incroyables, n'arrivait pas à déterminer l'origine de la panne : tout devrait marcher normalement, comme si le générateur refusait tout simplement de fonctionner.
« Désolé de douter de tes capacités Eric, mais je me sens obligé de faire appel à un professionnel.
- Je comprends Sire » Répondit – Eric.
De sonores coups de tonnerres se faisaient entendre par intervalles courts et réguliers, quand soudain Maggareth, la femme de ménage de la résidence accouru essoufflée à la baraque du générateur.
« Sire ! , S'écria – elle, venez vite !
- Que ce passe – t – il ? , Demanda le Sire sous son parapluie tenu par Eric.
- Regardez » dit – Maggareth en pointant un endroit au-dessus de la forêt qui borde la résidence.
A cet endroit précis tomba la foudre. Le Sire fronça les sourcils.
« C'est le sixième, Annonça – Maggareth.
- La foudre ne retombe jamais deux fois au même endroit, Dit le Sire.
Et comme si c'était pour le contredire, la foudre frappa à l'exact point qu'avait montré tout juste avant Maggareth.
« Sept, Murmura – Maggareth.
- Maggareth, habillez vous et proposez à Elsa de se joindre à la ballade en forêt que nous nous apprêtons à faire, Ordonné le Sire.
- Bien » répondit promptement Maggareth avant de se mettre en route vers la résidence.
Mais elle s'arrêta quand un coup de foudre tomba toujours au même endroit :
« Huit, murmura – t – elle avant de continuer.
- Nous y allons Eric, Dit – le Sire
- Bien »Répondit – Eric.
Arrivés au porche de l'imposante résidence, Maggareth et Elsa, la cuisinière de la résidence, vinrent couvrirent le Sire avant qu'il entre.
« Tre..., commença – Maggareth mais elle fut coupé par le bruit d'un nouveau coup de foudre.
- Quatorze, Repris – elle.
- Le téléphone, Demanda le Sire.
- Cela ne sert à rien, Répondit – Elsa.
- Plus de batteries ?, Questionna le Sire.
- Exact » dit – Elsa qui lui tendit ses vêtements d'extérieur.
Quelques minutes suffirent au Sire et à Eric pour se changer. Elsa et Maggareth avaient pris et allumé préalablement des lampes à huiles miraculeusement trouvées à la cave. Quand le Sire descendit par l'escalier en marbre blanc, Maggareth lui annonça le chiffre : seize. Le Sire lui dit avec une pointe d'humour que le Guinness des records ne les croiraient jamais s'ils leurs annonçaient ce chiffre. Ils prirent les parapluies et commencèrent à sortir de la résidence quand ils virent quatre personnes accourir vers eux. Maggareth et Eric se dirigèrent vers eux, sous l'ordre du Sir. Ils revinrent avec ces inconnus : un homme, une femme et certainement leurs enfants, une l'aînée et le cadet.
« Bonjour, euh... Sire, Commença l'homme trempé mais il fut interrompu par un coup de foudre.
- Dix-sept, dit Maggareth.
- Aidez-nous s'il vous plaît, Repris la femme, Notre voiture a lâché non loin de là et nos portables ont sauté sûrement à cause de l'orage.
- Suivez-moi » dit le Sire en empruntant les escaliers qui mènent au parking sous terrain.
Elsa et Eric ouvraient la marche munis de leurs lampes à huiles tandis que Maggareth accompagnait le Sire avec la sienne, la famille suivait derrière. Ils avaient pris auparavant les clefs des huit voitures personnelles du Sire. Chacun essaya nue voiture : Eric essaya de démarrer sa décapotable de fonction, sans succès. Maggareth fit de même avec son tout-terrain de fonction, et Elsa avec son break (de fonction aussi), mais il obtinrent les mêmes résultats. Le Sire bientôt rejoint par son personnel essaya ses cinq berlines. Aucune des huit voitures en parfait état de fonctionnement, en temps normal, n'arrivait à démarrer. Eric inspecta les voitures mais ne remarqua rien de notable.
« Maman j'ai froid » Se plaignit doucement le petit.
Le sire se dit qu'il était normal d'avoir froid à cette heure de la journée, il consulta alors sa montre. Frustré, il demanda alors :
« Quelle heure est – il Eric ?
- Mais Sire, vous..., commença – Eric.
- Eric » coupa le Sire.
Il consulta sa montre et dit au Sire qu'elle s'était arrêtée. Le Sire demanda à chacun autour de soi (mis à part Elsa qui était remontée) de lui donner l'heure et aucun ne fut capable de le faire, que ce soit à quartz ou à aiguilles, toutes les montres étaient arrêtés.
« Sire..., Commença – Maggareth.
- Oui, Répondit le Sire.
- Vingt trois » Dit – elle simplement.
Le Sire proposa à ses invités impromptus de monter. Arrivés dans le hall d'entrée, Elsa leur offrit des serviettes. Elle mena les invités aux yeux ébahis par la taille de la résidence privée, vers le premier salon (le salon d'hiver). Le Sire monta à ses appartements tandis que Maggareth et Eric se joignirent aux conviés dans le salon d'hiver où Elsa avait allumé un feu dans la cheminée. Le Sire redescendit bientôt avec Gabriel – Scott Solvfaks, son chat des forêts norvégiennes de pedigree irréprochable. Les enfants étaient le plus près de la cheminée et les parents étaient installés sur un des sofas en cuir brun. L'homme se leva vers le Sire.
« Je ne me suis pas présenté, je suis Alfred Gerheindbourg.
- Daniel Ruselov.
- Cela ne nous gêne pas de vous appelez Sire, Dit sa femme, Je suis Andréa, Andréa Gerheindbourg, et voici Elisabeth et Anthony.
- Enchanté, Salua le Sire.
- Nous sommes vraiment désolés de vous importuner de la sorte, S'excusa – Andréa.
- Ce n'est rien, vous n'avez pas l'accent canadien, puis – je vous quémander vos origines ?, Demanda le Sire.
- Nous sommes britanniques, Répondit – Alfred, Vous n'êtes pas canadien non plus ?
- Je suis russe » répondit lez Sire.
Un coup de tonnerre résonna, toujours du même endroit.
« Ce doit être la troisième fois que je vois un éclair à cet endroit, S'étonna – Andréa.
- Non, Corrigeât – Maggareth, c'est la vingt –cinquième fois.
- Vingt – cinq ? C'est impossible, Dit – Alfred.
- Pourtant, Dit le Sire.
- Sire..., Commença – Eric.
- Nous y allons, Répondit – il.
- Où allez-vous ? Demanda – Andréa.
- Voir ce qui ce passe » répondit le Sire.
Maggareth ouvra la marche et traversa le couloir avec sa lampe à huile, suivie d'Eric qui accompagnait le Sire qui avait gardé son chat. Et d'Elsa qui accompagnait Alfred qui avait annoncé qu'il venait. Seuls Andréa et les enfants étaient restés à la cheminée où Elsa leur avait servi des apéritifs avec ce qu'elle pouvait faire dans une cuisine hors service. Le groupe sortit sous la pluie battante et glaciale, protégés par un pull-over, un imperméable et un parapluie chacun. Ils se dirigèrent vers la forêt plus ombre que jamais.
Quatre coups de tonnerres s'ajoutèrent au nombre que Maggareth n'avait cessé de retenir le long du chemin. Quand ils arrivèrent près de l'endroit où le tonnerre (sonore à l'insoutenable quand il frappait) les menaient, ils aperçurent une lumière étrange vers laquelle ils se dirigèrent. Soudain, sans que personne ne s'y attende, Gabriel – Scott Solvfaks, le chat qu'avait emmené le Sire, se faufila hors de son étreinte vestimentaire et courut vers la lumière ... qui s'arrêta.
« Gabriel –Scott !, Hurla le sire énervé et angoissé à la fois.
- Gabriel – Scott ! » Crièrent d'une même voix Eric Maggareth et Elsa.
Soudain, le tonnerre retentit, et tout le monde se fixa.
« Il s'est déplacé !, S'écria – Maggareth.
- Au bout de combien de fois ?, Demanda – Alfred.
- Trente, Répondit Maggareth, Trente exactement.
- Sire ! » S'exclama – Eric.
Eric avait récupéré entre les fougères le chat qui ronronnait de malice. Le Sire s'en approcha précipitamment. Il le caressa rassuré et observa ce qu'il y avait d'anormal sur l'animal.
« Son collier » Dit – il simplement, et tout le monde examina l'objet.
Le bijou entier, la plaque de platine gravée qui était au centre et le collier de diamants brillait d'une lueur anormale. Personne ne pouvait expliquer la lumière qui émanait du collier, insaisissable et pourtant presque palpable. Le Sire proposa de rentrer. Tout le mode accepta, quand un tonnerre lointain se fit entendre.
« Ca s'éloigne »Dit – Maggareth.
Ils arrivèrent à la résidence et se déshabillèrent. Après avoir été essuyé, Gabriel – Scott Solvfaks fut relâché dans la résidence. Content, il se dirigeât vers le couloir près de la cuisine.
Et c'est là.
Là que tout le monde vu le miracle.
Quand Gabriel – Scott Solvfaks frôla comme à son habitude l'ascenseur au milieu du hall d'entrée, les lumières de celui ci se mirent à s'allumer et il l'ascenseur descendit de son silence usuel. Ensuite, Gabriel – Scott Solvfaks s'enfui vers les ténèbres du couloir.
« Rattrapez-le ! » Cria le Sire.
Et tout le monde couru après le félin, qui prit la course poursuite pour un jeu. Le groupe remarqua que lorsque le chat approchait une lampe, celle ci s'allumait, et quand il s'en éloignait, elle s'éteignait. Le chat, ayant traversé tout le couloir sans se faire prendre, décida de monter sur le bureau, car c'était la salle suivant le couloir, juste avant le salon d'hiver d'où sortit Andréa et les enfants, appâtés par le bruit des pas. Alfred leur jeta l'ordre de saisir le chat qui avait baissé la statuette à son effigie sur le bureau. Il sauta à terre, et sous les yeux étonnés de tout le monde (mis à part ceux gênés du Sire), le sol s'entrouvrit pour laisser place à un passage menant vers le sous-sol. Le chat s'y faufila et le système s'arrêta net, ne laissant pas assez d'espace pour qu'un humain passe. Tous sans exception coururent vers le sous-sol muni des lampes à huiles. Quand ils descendirent l'escalier menant au parking, ils s'arrêtèrent tous d'un coup, face au félin qui les attendait une souris électrique en bouche, l'air de dire : « on joue à ça maintenant ». Le Sire prit le chat tendrement le traitant de garnement en qu'il ne pouvait pas avoir confiance. Ensuite, le Sire marcha (après avoir repris son imperméable) suivit de son personnel et d'Alfred, vers la baraque où était le générateur électrique. Quand il approchèrent le collier antérieurement enlevé du cou de Gabriel – Scott Solvfaks, le générateur aspira la moitié de la lumière qui en émanait.
C'est alors que tout le monde regarda avec émerveillement la résidence s'éclairer dans toute sa splendeur, mis à part Gabriel –Scott qui cherchait à comprendre pourquoi lui avait-on enlevé son collier.
Ils revinrent après avoir remis le collier toujours lumineux sur Gabriel –Scott Solvfaks qui repartit gambader dans la résidence.
« Un miracle, Susurra - Elsa.
- Enfin, Soupira – Maggareth.
- Oui, c'est pas trop tôt, Y ajouta Eric.
- Mais quelle est cette lumière ?, Se demanda Alfred.
- Que diriez vous de manger, dormir et remettre d'éventuelles réflexions à ce sujet à demain matin ? » Proposa le Sire pendant qu'Elsa chemina vers la cuisine.
Alfred raconta avec passion ce qu'il venait de se produire dans la forêt et dans la baraque à sa femme et ses enfants pendant le repas confectionné par Elsa. Ils dînaient tous sur nue grande table dans la salle à manger réchauffée par une cheminée. Elsa amenait régulièrement différents mets tous aussi exquis les uns que les autres.
« Sans avoir d'arrière pensée, Commença – Andréa, et pour changer de sujet je tenais à vous demander comment se fait-il que votre personnel dîne à votre table ?
- Eric, Maggareth et Elsa sont comme une deuxième famille pour moi, Dit le Sire, Mais ils conservent néanmoins leurs fonctions respectives.
- Cela doit être coûteux d'entretenir des salaires comme les leurs, Continua –elle.
- Nous travaillons bénévolement, Répondit – Maggareth.
- Quoi ?, S'exclama – Andréa.
- Oui, après tout nous sommes nourris et logés, Ajouta –Eric.
- Mais tout de même..., Dit – Andréa.
- Le Sire est une personne vraiment agréable, de plus si nous avons un problème financier dans notre famille, il nous subventionne sans poser de questions, Expliqua - Eric.
- Mais d'où vient donc toute cette fortune ?, Demanda – Andréa.
- Héritage familial, Répondit le Sire.
- Je vais préparer vos chambres, Annonça – Maggareth, Les enfants dorment – ils ensembles ou séparément ?
- Ensembles, Répondit – Alfred.
- Venez, Proposa – Maggareth aux enfants.
- Nous vous sommes vraiment très reconnaissants, Sire, Dit – Alfred.
- Ce n'est rien. Maggareth ?
- Oui, Sire.
- La Chambre Des Principautés pour les enfants et la Chambre Des Archanges pour monsieur et madame.
- Bien. »
Elsa vint pour débarrasser les tasses de thé pendant qu'Eric monta les hôtes à leurs appartements au deuxième étage et que le Sire monta à la Chambre Des Séraphins.

« C'est quoi ?
- Une panne de courant, dommage, on commençait à faire connaissance !
- Ouep, va falloir se coucher maintenant.
- Dormir ? A minuit ? T'es fou !
- Qu'est – ce que tu veux faire d'autre, vu que l'ordi marche pas ?
- Viens, en va prendre la caisse des vieux, j'ai le droit cette fois.
- Cool ! »
Stephen et Max descendirent les escaliers vers le garage et s'installèrent dans la Jeep Grand Cherokee flambante neuve. Stephen tourna le contact. Mais elle ne démarra pas.
« Eh merde ne me dis pas qu'elle est déjà morte ! Elle n'a pas deux mois !
- Recommence pour voir.
Ce fut sans succès.
- Putain si c'est ma faute, j'vais me faire ramasser !
- Non, c'est la bans qui déconne, viens on va prendre les becs.
- Aller en ville en becs ? Ça craint grave !
- Tu préfère dormir ?
- Oh ta gueule ! »
Stephen et Max dévalèrent la rue à fond en s'étonnant de ne pas voir les lampadaires allumés. Arrivé en bas, Max, qui était devant, freina comme un malade. Stephen fit de même juste après : ils étaient à deux doigts de heurter une voiture stationnée en plein milieu de la route. La voiture était vide et la portière ouverte. Mais leur attention fut attirée vers un bruit et une lumière de feu vers où ils se dirigèrent : Un énorme carambolage venait d'avoir lieu. Un camion s'était fracassé dans un immeuble en construction, et deux voire trois voitures s'étaient à leur tour encastré dans le camion. Le tout avait pris feu. Les voisins sortaient et se rassemblaient à la lumière du feu du carambolage. Stephen et Max se rapprochèrent :
« Que c'est – il passé ? , Demanda Stephen.
- Nous n'avons pas pu sauver le conducteur du camion et des deux premières voitures. Mais le troisième à survécu.
- Comment l'accident s'est produit ? Quelqu'un était présent ? , Interrogeât - Max.
- Le conducteur du camion a perdu le contrôle de son véhicule, dit une vielle dame en s'approchant.
- Comment le savez vous ?, Lui demanda une femme en robe de nuit.
- J'habite tout juste ici, je fumais tranquillement en regardant les voitures passer. Il a perdu le contrôle du camion juste après que les lampadaires se soient arrêtés.
- Et ensuite il y a eu le carambolage ? , Questionna un homme.
- Exact, le tout se déroula pendant les dix coups de minuit...
- Dix ?, S'étonna – Max.
- J'ai la fâcheuse habitude de compter les coups de mon horloge, répondit la vieille dame, et ce soir à minuit, il n'y en a eu que dix.
- Votre horloge ne marche plus, voilà tout, Dit un homme.
- Attendez, à minuit, ma voiture s'est arrêtée de fonctionner ! , Dit le survivant.
- Attendez, attendez, dit un homme à moitié chauve, il ne peut pas avoir de rapport entre ce que vous citez, puisque les énergies que vous énoncez sont différentes !
- Et s'il n'y avait plus d'énergie du tout, émit comme hypothèse le conducteur.
- C'est anticonstitutionnellement impossible !
- Tout ce que je sais, c'est que ma voiture et l'électricité ne marchent plus ! , Dit le conducteur.
- Ce n'est qu'un malheureux hasard, voilà tout ! , Dit le chauve.
- Non, dit Max, la Jeep de Stephen ne marche pas non plus.
- Ecoutez, voyons, je suis un chimiste et je vous assure que ce que vous dites est scientifiquement impossible.
- Et moi je peux vous prouver le contraire, affirma Max.
- Ah oui ? Et comment ? , Défia le scientifique.
- Donnez-moi l'heure. »
Ce dernier resta coït. Sa montre à aiguille s'était arrêtée à minuit pile, et les secondes ne passaient plus. Eric fit remarquer que sa quartz était éteinte.
« Je démens quand même cette théorie.
- Quoi qu'il en soit, dit la femme en robe de nuit, il faut s'organiser pour rétablir toutes ces énergies ou toute la ville sera plongée dans un chaos indescriptible.
- Espérons que l'échelle s'en tiendra à la ville..., Murmura le scientifique.
- Mon portable ne marche plus non plus, Constata Stephen.
- Regardez ! », Dit la vielle dame.
Tous les yeux se tournèrent alors vers la direction qu'indiquait le doigt fébrile de la vielle dame. Un nuage de fumée énorme sortait d'un endroit clair illuminé par le feu. Puis il remarquèrent un autre nuage de fumée, puis un autre et encore un autre. A priori, plusieurs autres carambolages avaient eus lieu dans le reste de la ville. Un des feux semblait plus proéminent que les autres, le conducteur apparemment étranger à la ville demanda ce qu'il y avait dans cette direction.
« C'est l'aéroport », dit la vielle dame qui allumait sa pipe.
Elle essaya à plusieurs reprises avant de s'apercevoir que son briquet ne marchait plus, elle sortit alors une boîte d'allumettes et alluma sa pipe nauséabonde. Tout le reste du groupe fixait mélancoliquement le feu qui provenait de l'aéroport, sachant que celui ci ne pouvait venir que d'une seule sorte d'appareil.
« Il faut que j'aille retrouver mes parents, dit Stephen.
- Il va falloir se rassembler, dit le scientifique, donnons-nous un point de rendez vous et retrouvons-nous –y en rassemblant le plus de personnes.
- Que proposez-vous ? , Demanda la dame en robe de nuit.
- La mairie serait l'endroit public le plus raisonnable, répondit le scientifique.
- Non, elle est fermée à cette heure ci, Dit la vielle dame.
- Et pourquoi pas le parc naturel ? , Proposa – Max, Il est à l'air libre, plus de gens seront attirés.
- C'est entendu, Dit le scientifique, Vous avez tous une heure. »
Presque aussitôt, le groupe se disloqua. Le conducteur partit vers la rue qui menait au parc, qu'il avait repéré en arrivant. Le scientifique partit à l'opposé et bifurqua à gauche. La dame en robe de nuit rentra dans sa maison en face, un homme partit en direction d'une petite ruelle étroite, enfin Stephen et Max remontèrent la montée menant chez Stephen. Quant à la vielle dame, elle s'assit sur sa chaise basculante et fuma sa pipe en regardant les carcasses calcinées fumantes des voitures.
Stephen et Max montèrent le plus vite possible. Ils atteignirent la maison de Stephen en un temps record et réveillèrent ses parents en essayant de leur expliquer le plus simplement la situation. Ils se changèrent et prirent des sacs avec le strict minimum. Ils chargèrent tout dans la voiture et essayèrent malgré les avertissements de Stephen de la démarrer, vainement. Finalement, ils la poussèrent hors du garage et l'installèrent dans la descente. Ils montèrent tous à l'intérieur et laissèrent faire la gravité. La Jeep dévala la pente, et ils l'abandonnèrent avec regret devant l'autre voiture qui barrait leur passage en arrivant sur la route. Max demanda à faire un détour par la maison de la vielle dame. Il fut le seul à aller vers sa terrasse, Stephen et ses parents restèrent devant le jardin.
« Grand-mère, vous ne venez pas ?
- Les aventures ne sont plus de mon âge petit...
- Mais qu'allez vous faire sans énergie ?
- Bah, Il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre, je préfère écouler ce temps en compagnie de mon tabac !
- Je n'altérerais pas votre décision, Adieu !
- Attends ! »
La vielle dame sortit de sous le siège un objet assez volumineux enrobé dans un magnifique tissu vert. Max le prit et fut surpris en voyant le revolver qui s'y cachait.
« Les rues ne sont plus sûres petit, et les gens non plus. Ne le montre à personne mais garde le en permanence. Je t'ai fourni des balles avec, 24 exactement. La 25ème que j'avais à finit dans le torse de quelqu'un...
- Je n'imaginais pas ça de vous, grand-mère.
- Pas autant que tu ne le crois. Les revolvers ça tue, mais il ne faut pas oublier que ça peut sauver, ne l'oublie pas petit.
- Adieu grand-mère ! »
Max courra vers Stephen en enfouissant le revolver au fond de son sac. Ils partirent précipitamment en direction du parc naturel.
Une fois arrivés, ils remarquèrent que le conducteur était présent, la femme en robe de chambre mieux habillée, accompagnée de deux petites filles et une autre femme avec un garçon d'un an environ. Un homme qui était présent tout à l'heure était là aussi, accompagné de trois grands gaillards, et le scientifique arrivait du bout de la rue avec une femme portant des lunettes. A peine arrivé, le scientifique prit parole :
« Très bien, commençons par les présentations. Je suis Johnny Mc.Enric, professeur universitaire en chimie. Appelez-moi Johnny.
- Moi c'est Docker, on m'appelle comme ça, vous allez vous y faire.
- Moi c'est Henry, Henry Hoppfman.
- Charles Nerlinsbourg.
- Tiffany Nora, et mon fils Adam Nora
- Anna Miller, et mes deux filles : Jennyfer et Eléonore.
- Moi c'est Max Kifs.
- Moi c'est Stephen Highthingston, et mes parents Sophie et George.
- Et je suis la dernière à priori, je suis Hélène De Levallois.
- Ce qui fait un total de 14, Dit Johnny.
- Ouais, et qu'est-ce qu'on fait ? , Demanda Docker, un des grands gars.
- Patience, dit Johnny, Examinons d'abord la situation.
- On n'est pas des professeurs nous, dit Henry Hoppfman, l'autre costaud.
- Je sais, mais je ne vous ai pas rassemblés ici pour une baston générale.
- Ne vous auto-proclamez pas chef de clan professeur, Dit Tiffany, Nous n'avons encore rien décidé, et nous déciderons ensemble.
- Je sais, mais vu les circonstances, ma conscience et mes principes m'y obligent. Je respecte votre argument démocratique mais nous sommes face à un problème totalement irrationnel.
- C'est pour cela que je vous juge inapte à occuper cette place.
- Vous la voulez ? Je vous la cède volontiers.
- Calmez-vous, s'écria George Highthingston, Il n'est pas nécessaire d'en arriver à ce disputer. Nous sommes de grandes personnes responsables et nous déciderons ensemble et calmement.
- Bien, Dit Johnny, il nous faut donc gagner la centrale électrique pour pouvoir juger de la gravité du problème.
- Qu'est ce qu'on attend alors ? , Demanda Henry.
- Nous ne pouvons pas emmener les enfants avec nous ! Nous devons trouver un pied à terre le plus proche de la centrale.
- Vous pensez à ma maison professeur ? , Questionna Hélène De Levallois.
- Exact.
- Alors allons – y ! », S'exclama Stephen.
Tout le monde prit le bagage qu'il avait confectionné et il se dirigèrent tous vers l'Est. Johnny, Max et Stephen ouvraient la marche suivis par Sophie, George et Hélène qui entamèrent une discussion. Henry, Docker et Charles étaient juste derrière, et la marche était fermée par les deux dernières mères de familles. Contrairement aux espérances de Max, personne du voisinage du parc ne s'était joint à leur groupe.

A présent, Dimitri Ruzeski était le maître légitime de Vladivostok et il étendrait son pouvoir sur toute la Russie. Mieux valait ne pas essayer d'envahir la Corée du Nord et la Chine, voisins, pour la simple raison que ces derniers étaient beaucoup plus forts militairement parlant. Pour l'instant, il fallait s'organiser et créer une force d'attaque pour pouvoir gagner Moscou. Malheureusement, aucun moyen de transport n'avait été trouvé pour l'instant, le transylvanien n'étant pas arrivé, et les routes complètement inutilisables vu que plus rien ne marchait. Dimitri avait mobilisé tous les hommes encore valides et leur avait fourni des armes dont il assurait autrefois la contrebande. La C.L.H était son idée et il en était fier : La cité du dernier espoir, « the city of the last hope ». Un nom évocateur qui leur amènera beaucoup d'hommes, comme il avait commencé à faire. Il avait établi plusieurs sortes de bases dans les hangars de dislocation des anciens sous-marins russes. Il s'était emparé de l'uranium provenant des sous-marins démontés, et n'hésitera pas à l'utiliser en guise de menace. Un camp de défense s'était organisé devant les frontières de la Corée et de la Chine. Les combats n'avaient pas encore commencés mais Dimitri ressentait cette imminence. Le monde était à l'instant plongé dans un incommensurable chaos, il en était sûr. Et c'était l'occasion rêvée de prendre possession du pouvoir de sa patrie abandonnée. Il fallait faire vite, sinon des organisations secrètes agissant dans l'ombre prendraient le pouvoir à sa place et la tâche serait alors plus difficile. La mafia est l'organisation que Dimitri craignait le plus. Mais Vladivostok ne se laissera pas faire.
Dimitri était arrivé à la base principale. Il avait créé un conseil composé de gens hiérarchiquement opposés, qui avait participé à la création hâtive de la C.L.H. ils étaient dix, lui inclut. Il y avait Natacha Mendelev, Propriétaire d'une grande résidence, connaissant plusieurs contact tous aussi utiles qu'illégaux : Trafiquants en tout genre, chefs de gang, tous ayant une dette redevable envers cette manieuse d'arme à feu accomplie. Il y avait Chin Jung Ha, un chinois ayant diffusé l'annonce de la création de la C.L.H le plus vite, et ayant rallié plus de mille personnes si ce n'était pas cinq mille ou plus. Il y avait Boris Anderski, caporal retraité actif pendant la guerre froide, qui avait rallié les forces de l'armée à cette cause. Vladimir Odoievski, commandant actuel des forces armées de Vladivostok. Charles Gorbatchev, Capitaine de police. Andrei Frederiv, le chef de la caserne des pompiers. Sun Shang Xiang Li bey, manieuse de sabre chinoise de passage à Vladivostok. Anastasia Unamov, doctoresse. Hans Müller, professeur en chimie de passage à Vladivostok, ayant allié toutes les écoles à cette cause. Et enfin lui, Dimitri Ruzeski, Leader proclamé de la C.L.H, et donc de Vladivostok.
Le conseil se déroulait surveillé par les forces militaires, sous la lumière ridicule des bougies de cires. Il fallait maintenant décréter les postes qu'occuperaient les différents membres du conseil suprême.
« Je n'ai pas de propositions, Commença Dimitri, Aussi, je vous demande de choisir la fonction que vous occuperez.
- En ce qui me concerne, Déclara Natacha Mendelev, Je compte assurer l'ordre au sein de la base principale, et m'occuper des comptes de la C.L.H, je demande au passage la récolte de fonds auprès de nos membres les plus riches, nos fonds personnels ne seront jamais assez suffisant.
- A quoi nous servirait l'argent ? , Dit la doctoresse Anastasia Unamov, Sans énergie, l'argent n'est que du papier !
- Certains de mes contact marchent encore à ça, Répondit Natacha.
- Soit, Ferma Dimitri, Il en sera ainsi.
- Quant à moi, Déclara à son tour Chin Jung Ha, Je m'occuperais du camp de retranchement ou seront les femmes enfants et vieillards, nous risquons de perdre des membres si jamais nous ne prenons pas soin d'eux.
- C'est accordé, Dit Dimitri.
- J'assurerais la défense des camps placés aux frontières de la Corée et de la Chine, Annonça Boris Anderski.
- Et je dirigerais en votre compagnie le groupe d'attaque de Moscou, Dit Vladimir Odoievski.
- Bien, Dit Dimitri, j'aurais besoin de plusieurs dirigeants pour cette mission, Charles, Fred, serez vous de la partie.
- Bien sûr, Répondit Charles Gorbatchev, La police se joint volontiers à cette mission.
- Quant à moi, Déclara Fred, je resterai assurer la sécurité du centre ville.
- Je vais à Moscou, Déclara Sun Shang Xiang Li Bey.
- Moi aussi, Dit Anastasia Unamov.
- Mais, qui s'assurera des soins ici ? , Demanda Dimitri.
- Les soins sur le terrain et sur le chemin seront plus importants. Si cela ne le gène pas, Hans ayant des connaissances médicinales pourra assurer les soins de la capitale.
- La capitale ? , S'étonna Natacha Mendelev.
- Si la C.L.H existe, alors Vladivostok en est la capitale. Déclara solennellement Andréa.
- Exact, Renchérit Hans, J'accepte le poste que l'on me propose.
- Ainsi, tout le monde à une fonction. Dit Dimitri.
- La plus importante est la votre, prenez garde à vous, Dit Natacha.
- Ne vous inquiétez pas, très chère, vous me connaissez bien.
- Je ne voudrais pas être pessimiste, Commença Chin Jung Ha, Mais, si le Sir Ruzeski venait à mourir, qui prendra la tête de la CLH ?
- Vous referez un vote, Répondit Dimitri, Et si cela arrive pendant la mission de Moscou, Charles sera chargé de la mener à bien.
- Mais espérons que cela n'arrive pas », Dit Anastasia.
Le conseil fut alors clos. Le groupe de cinq partant pour la mission Moscou se préparèrent, les autres allèrent vers cinq différentes directions.

Sakura Sekaino était fière s'elle. Tout ce qu'elle avait prévu s'était déroulé comme prévu. En trois heures, elle avait réussi à regrouper assez de monde et à s'emparer de ce qu'elle visait depuis longtemps. Le centre de recherches secrètes Japonais. Accompagnée d'une quarantaine d'homme, elle avait fait appel à son ex-clan connu sous le nom de Kurempu. Elle se trouvait à présent devant le directeur en chef des recherches secrètes de l'état. Elle le visait déjà avant la panne internationale, qui avait plongé la capitale dans un chaos inhumain. Mais à quoi lui servirait-elle de faire un scoop, alors qu'à présent, elle pourrait s'emparer carrément des recherches scientifiques, et pourrait alors prendre le contrôle de Japon entier.
Après un long interrogatoire forcé et des fouilles assidues, la patience de Sakura fut enfin récompensée. Un flacon bleu lui fut apporté et le directeur essaya de le reprendre.
« Non, Hurlait – il, Pas ça !
- Quoi ? Ce truc est si important ? Si je l'ingère, que se passera – t-il ?
- Cette expérience n'est pas au point !
- Dans ce cas ( elle fit un signe de main), pourquoi ne pas l'essayer sur un de vos subordonnés ?
- Laissez Samanosuke tranquille !
- Samanosuke, hein ? »
Elle prit une seringue dans laquelle elle inséra le produit bleu, n'ayant cure des sarcasmes du professeur. Elle piqua le subordonné serein et calme. Juste après, celui ci s'évanouit.
« Il est vivant, Constata un des hommes de Sakura.
- Enfermez-le.
- A vos ordres. »
Sakura sortit de la salle sous le flot d'injures que déblatérait le professeur. Soudain, elle se retourna vivement dévoilant un pistolet au creux de sa main. D'une balle précise, elle tua le professeur. Elle ordonna de la laisser seule dans sa chambre et ressortit le flacon bleu. Avec un soupçon d'incertitude, elle prit une autre seringue et y mit ce qu'il restait de liquide bleu. Elle se l'inséra, et juste après avoir enlevé la seringue, elle s'évanouit.

Liang Li bey entra dans la salle où on l'avait emmené. Le sanctuaire été envahit par plusieurs centaines d'autres personnes, la plupart habillés en tenue de combat, de samouraï ou encore de ninja. Il sera le manche de son katana. Quelques personnes entrèrent après lui, puis la porte se referma. Un homme de forte carrure prit place sur une estrade, il n'eut pas à demander le silence, car celui ci était déjà présent. Il prit alors parole :
« Chers compatriotes, vous êtes ici présent car vous êtes les hommes, et les femmes les plus puissants de tout le territoire chinois. Nous nous apprêtons à envahir le Japon, la Corée et la Thaïlande pendant le moment de faiblesse qu'a généré l'éteinte de l'énergie. Je serais bref : tous ceux qui souhaitent se joindre à nous restent. »
Plusieurs personnes se dirigèrent alors vers la porte de sortie qui s'était rouverte. Liang Li bey n'en faisait pas partie. L'homme reprit la parole quand les portes se refermèrent.
« Je suis Tao Yao, manieur de katana au service de l'état. Le président et le Premier ministre ont jugé le moment favorable à une attaque surprise sur le japon, démuni face à l'éteinte d'énergie. Nous avons regroupé une flotte qui avancera à la force de vos bras et à celle du vent. Il nous faudra 3 jours pour nous y rendre, et une dizaine d'autre pour que tout soit en ordre et que les bateaux puissent partir. Puis, la durée de la traversée ne dépend que de votre expérience. »
Tao Yao descendit du parloir. Il ouvrit une porte où tout le monde se dirigea en silence. Il y avait une cinquantaine de carrosses attelés qui les attendait. Tous montèrent sans question. Liang avait comprit que ce qui intéressait tous ces gens n'était rien d'autre que le sang. Tous avaient au moins tué une fois pour mériter d'être là, lui compris.

Alexandra s'installa dans le fauteuil de l'homme qui venait d'être abattu. Elle essayait de réaliser l'ampleur des choses qu'elle venait de faire, elle et son amant. Elle tourna ses yeux vers la fenêtre et observa la vue du palais de l'Elysée. Elle et le gang 13, étaient maître des lieux, maître de la France après avoir forcé le président de signer une feuille stipulant la cession de tous les pouvoirs du gouvernement à la personne d'Alexandra De Levallois. Le clan avait voté sa nomination, car c'était celle qui avait le plus de matière grise. Alexandra s'empressa alors de cesser la bataille qui battait son plein au dehors, en démontrant aux forces armées la légalité de sa nomination. Elle avait l'armée à sa botte. Elle organisa d'abord un cadre défensif autour de Paris, puis commença à recruter pour former une force d'attaque inégalable. Elle réussit à rassembler plus d'un million d'hommes en 5 heures. Et Paris voyait des Murailles interdire l'accès aux immigrants. L'armée ne posait pas de question, et Alexandra se demandait si c'était qu'ils préparaient quelque chose, ou bien ironiquement, une pensée belliciste les amenant à croire à la dictature. Mais elle n'en avait cure, beaucoup d'autre choses monopolisaient ses pensées. Elle devait être forte, et demeurer intouchable pour pouvoir donner les ordres et pas les recevoir. Il fallait faire vite, objectif : Alsace, Bretagne, Nord pas de Calais. Il fallait à tout prix prendre le contrôle officiel des pays voisins.


« Mohammed Abou Lahardja, 57ans, chimiste réputé pour ses expériences illégales, né le 22 novembre 1950 à 03h14, mort le 27 Juillet 2007 à 13h12. Officiel propriétaire de l'expérience nommé « énergie ». Reprise par son subordonné Davis Mc. Aline. Dossier classé Soler enterprises. »
Davis recula légèrement de son ordinateur. Il venait de mettre le cadavre de son ex-professeur au froid : L'homme qui avait plongé le monde dans le chaos. Mohammed Abou Lahardja avait étudié pendant les 25 dernières années de sa vie les énergies diverses dans l'idée était d'en créer une nouvelle. Ses recherches furent catastrophiques, autant sur le plan expérimental que financier. Soler enterprises, la société de Karl Mc. Aline, avait fait faillite un an auparavant, mais il n'arrêta pas pour autant, se noyant dans les dettes. Mais cet après midi, à 13h12 à Chiraz en Iran, l' « énergie » se mit à briller, les éléments chimiques incompatibles se mirent à s'assembler, après le 3707ème coup d'essai du Professeur Abou Lahardja. Il mourut d'une crise cardiaque en le découvrant. Davis prit alors la relève. Seul, il était maître de l' « énergie ». L' « énergie » en elle même était une sorte d'électricité ayant le don de se mouvoir en toute autonomie, de la pure magie. Elle pouvait être contenue dans n'importe quel contenant, et tous les objets nécessitant une « énergie » quelconque dans les alentours profitaient de cette « énergie ». C'était comme si toutes les énergies du monde étaient réunies dans ses mains. Le rayon d'action était d'un mètre pour un millimètre cube d' « énergie » environ. Il avait transféré un peu de l' « énergie » dans un bocal, en prenant le soin de le garder hermétiquement clos. Les quelques centimètres s'étaient alors remplis de l' « énergie » et il remarqua par la suite que l' « énergie » utilisé dans la source mère s'était automatiquement reconstitué. L' « énergie » ne cessait de passionner Davis. Il remarqua aussi que tous les objets en manque d' « énergie » étaient en parfait état de fonctionnement, seulement, il leur manquait l' « énergie ». A présent, Davis Mc. Aline réalisait l'ampleur de cette découverte : le monde lui appartenait. Il décida donc d'en tirer le plus de choses possibles. Première étape : les Etats Unis.



... a suivre.

# Online seit Samstag, 12. August, 2006 um 16:35

appel

A Viridiana Peres qui m'a convaincu de mettre cette histoire sur papier.

Voici une histoire qui débute et s'achève dans une nation dont je ne publierais pas le nom par précaution. L'entourage des personnages principaux est strict et je ne pourrais donc pas y inclure des hommes connus. Et pour finir, toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure et unique coïncidence. Rassurés ?...Trêve de bavardages, entamons.

Décembre, un mois que tout enfant ordinaire apprécie énormément : Les vacances. A son lycée, la neige tombe frugalement par des flocons éphémères. On rit à droite, on pleure à gauche. Et cette ombre au centre, inflexible et « vide ». Néanmoins il y a une âme à côté d'elle, cette ange invraisemblable. L'ombre regarde cette luminescence charnelle et se demande pourquoi celle – ci lui sourit. Elle se demande pourquoi celle – ci reste avec elle.
« Qu'est ce que tu compte faire pendant les vacances Hakei ?, Demanda Mune.
- ...
Elle ne répondit pas, dévia les yeux qui revinrent contempler ce sourire séraphique.
- Je sais que tu es très... prise, mais, n'oublie pas que je suis là.
Mune sourit encore.
- ...
- On sort ? , Proposa Mune.
- Non, répondit – elle brièvement.
- Mmh ?
Mune réfléchit quelques secondes avant de fermer les yeux.
- T'as compris, dit – elle simplement.
- J'imagine que je ne peux encore une fois qu'attendre dehors, n'est ce pas Hakei ? , Dit Mune.
- ...
- Si je ne peux faire que ça, j'attendrais », Dit Mune avant de se lever.

Puis, Mune s'orienta vers le grand portail où, peu de temps avant, tous les élèves se pressaient de passer. Juste après, l'ombre se leva et se dirigea vers l'établissement, les portes étaient fermées. Dans la douce brise du vent glacé, l'ombre se mit alors à voler. Deux grandes ailes noires avaient poussé dans son dos. Elle atteignit le toit où une personne affolée s'était séquestrée. Elle se nommait... c'est inutile, elle ne se nommera plus. Cette femme sanglotait et avait condamné la porte d'accès au toit à la hâte, comme pour fuir un fléau... non, c'était ce qu'elle faisait. L'ombre toucha terre à moins de deux mètres de la malheureuse qui gémissait plus que jamais, lamentant des « pourquoi moi ? » .
« Je vous avais avisé de l'imminence de votre mort», dit-elle d'un ton solennel.
Entre les cris de la misérable l'ombre leva le bras et le silence s'en suivit. Elle tourna les talons, fit trois pas et soudainement lâcha un horrible cri de douleur, elle se retourna et marcha hardiment vers le cadavre. Elle lui prit des mains un morceau de papier taché d'encre et chemina vers le bord. Ses ailes qui s'étaient repliées, se déployèrent et elle vola jusqu'au portique, la quiétude et la complicité du vent l'escortant.
« C'est terminé ? , Demanda Mune en la voyant venir.
- Presque, dit – elle.
- Par où allons-nous ? , Questionna Mune.
- Comme d'hab », répondit – elle.
Les deux filles se hâtèrent dans la rue taciturne et déserte, et prirent moins de cinq minutes avant d'arriver à destination. L'ombre déposa le texte taché, qui était une lettre, dans la boite aux lettres que le papier arborait.
« Mais, c'est la maison du prof de Maths ? , Remarqua Mune.
- Ah, dit – l'ombre, simplement.
- Qui était le désigné ? , Demanda Mune.
- Une professeur », répondit – elle avant qu'elles ne continuent leur route.


Elle traversa le salon et alla s'allonger sur son lit.
« C'est toi Hakei ? , La voix de son frère résonna.
- Bonsoir, Dit – elle simplement.
- Mune n'est pas venu ici aujourd'hui ? , Demanda – il.
- Non », Répondit – elle.
La conversation ne dura pas plus, elle fixa le plafond sans penser à rien.

Kirn avait 4 ans de plus qu'elle, soit 20 ans. Il était son tuteur légal et son grand frère adoptif, leurs parents étant en voyage d'affaire dans un pays lointain. L'ombre les a très peu rencontrés, de toute façon, elle et Kirn n'étaient que les emblèmes d'un acte pour se faire bien voir et attirer le attention de la presse sur leur entreprise. Mais elle était heureuse d'avoir Kirn. Elle avait quand même une famille avec ça.
Bien sûr, il était au courant de ses facultés.
Il savait que chaque soir à vingt heures précises, la voix de la messagerie vocale précédée de la tonalité du téléphone lui délivrait les patronymes des prochains individus à assassiner. Cela durait depuis ses 9ans.
Auparavant ? Rien, rien qu'un incommensurable néant, une amnésie déconcertante. Et si jamais il lui venait le souhait d'échapper le sort qui lui était lancé, de désobéir à la voix du répondeur, ce serait elle la victime, et non pas l'entité qu'elle aurait du occire.
Tuer ou se faire tuer, ironie concrète de la vie.
Elle démantela au fil des années ce qu'il subsistait de sa personnalité.
Elle disposait de toutes les méthodes possibles et inconcevables pour éteindre les âmes définies. Nul ne sait pourquoi, les clauses ou encore jusqu'à quand. Juste la voix de la messagerie vocale. L'ombre prenait le soin... ou plutôt le plaisir - qui sait - d'annoncer à ses victimes leur mort la veille.
« Hakei ? , Kirn l'appela de la cuisine.
- Hum ? , Répondit – elle.
- A table ! »

Vingt heures tintinnabulèrent, comme l'habitude l'exige, l'ombre et Kirn demeuraient dans le salon. Elle allongée sur le sofa, et lui assis sur le divan en face, lisant un magazine quelconque. C'était l'heure, l'heure à laquelle elle espérait chaque jour ne rien entendre, l'heure à laquelle ses espérances devenaient inlassablement vains. La tonalité du téléphone retentit dans sa tête. Elle ferma les yeux et perçut un bruit de décrochage à l'autre bout. Trois noms passèrent, énoncés par la voix de la messagerie vocale, trois noms suivis de leur tête à chaque fois, projeté sur les paupières de l'ombre. Elle ouvrit les yeux et se téléporta. Kirn ne cilla pas.
Elle apparut dans une pièce envahie de nounours tous aussi énormes les uns que les autres. Une petite fille en serrant un , la vit apparaître assise sur son lit.
« Qui êtes vous, je ne vous connais pas, dit la petite.
- Demain, tu mourras, Annonça l'ombre sèchement.
- Hum ? », S'étonna la petite.
Puis l'ombre disparut, et parut devant une résidence sans histoire. Une voiture se stationna aux environs , l'ombre progressa vers celle – ci.
« Demain, tu mourras », Annonça – t – elle avec le même ton lugubre à l'homme qui sortit du véhicule côté passager. Celui – ci ne parut pas saisir. En bifurquant à angle, l'ombre se téléporta dans un endroit ténébreux et nébuleux.
« Demain, tu mourras..., Ce n'était pas l'ombre qui avait formulé ces mots.
- Qu'est – ce qu..., Elle ne comprit pas.
- Tu allais dire cela, n'est – ce pas Hakei, agent exterminateur des ténèbres, C'était une vieille femme qui parlait, une voyante comme une autre, assise devant sa boule de cristal.
- Qui êtes vous ? , S'empressa – t – elle de demander.
- Mon nom ne t'avancera à rien, demande-moi plutôt la significations de mes mots, Répondit la vieille femme.
- ...
- Sais-tu ce qu'est un agent exterminateur des ténèbres ? , Questionna la voyante.
- Non, c'est quoi ?, s'empressa-t-elle de dire.
- Ceux qui sont chargés d'anéantir les pêcheurs, les personnes qui désobéissent aux lois ultimes de la conscience.
- Conscience ?
- L'ordre suprême qui te manipule, celui qui ...
- Qui quoi ?
- J'en ai trop dit.
- Non ! Dites-m'en plus ! Aidez-moi , je veux savoir !
- ... Il faut... trouve le contrat, trouve le contrat et tu seras libre ! Ne te laisse pas embobiner par les belles paroles de la conscience, ils ne sont pas aussi puissants qu'ils le prétendent, leur faille c'est leur p...
- Leur ? Leur quoi ? »
La voyante se tenait la gorge et n'arrivait pas à prononcer quoi que ce soit. Soudain, une énorme explosion fit prendre feu aux objets derrière elle. L'ombre essaya de s'approcher d'elle, mais c'est comme si des fils invisibles obligeaient son corps à rester immobile, comme s'ils essayaient d'arracher son c½ur. Elle se téléporta malgré elle hors de la maison, et apparut sur le canapé de son salon. Kirn s'approcha d'elle.
« Hakei ? Qu'y a t il ?
- Je..., Elle était en larmes.
- Hakei, dis-moi ! , Supplia Kirn.
- Je... la... je... conscience, Finit – elle par prononcer.
- Conscience ?
- Oui.
- Quoi ? Je ne comprends pas !
- Tu ne dois pas. »
La conversation n'alla pas plus loin. Elle sécha ses larmes et Kirn la laissa s'échapper de ses bras. Elle se dirigea à sa chambre et ferma la porte.

« Hakei ?
- ...
- Je sais que tu es à l'appareil, c'est moi Mune !
- ...
- Tu peux venir avec moi aujourd'hui ?
- ...
- Je prends ça comme un oui, au parc naturel à midi, on mangera ensemble ! Sois à l'heure ! Clic !
- Tu aurais pu lui dire bonjour de ma part au moins ! , S'écria Kirn de sa chambre.
- Tu savais que c'était Mune ? , Demanda – elle.
- Tu ne dis jamais rien quand c'est Mune, répondit – il.
- ...
- Tu peux aller la voir si tu en as envie.
- ... »
Elle sortit de la maison et Kirn ne lui demandait pas où elle allait car il le savait déjà. A peine après avoir franchit le seuil elle disparut dans la brise qui passait sur la maison. Elle réapparut dans la foule d'une gare de métro. Personne ne remarqua cette ombre qui avait apparut de nulle part. Elle marcha droit devant elle. Une petite fille regardait les rails du métro fixement. Comme attirée par une force plus puissante que la pesanteur elle semblait être inéluctablement plus proche à chaque seconde. L'ombre approcha en levant la main.
« Non !
L'ombre stoppa net.
- Je vais le faire, dit la petite en se retournant lentement, comme si toutes ses forces étaient nécessaires à cette simple démarche.
- Si tu y tiens.
- Donne ça à mes parents.
- Hum. »
Elle prit la lettre tendue par la petite fille, qui de son autre main serrait contre elle son nounours.
Le métro arrivait à l'heure accompagné de son habituel grincement.
L'ombre partait déjà vers l'accueil du métro ou discutaient joyeusement des adultes insouciants. Pourtant, oui pourtant, comme elle aurait voulu entendre les dernières paroles de la petite fille de six ans, comme elle aurait voulu avoir cet élément flou mais utile pour la recherche des traces de son passé.
« La conscience a encore gagné. »
La petite se laissa basculer et le métro la percuta de plein fouet.
L'ombre passa près d'une femme riant aux éclats. Elle lui mit la lettre dans la main mais la femme ne le remarqua qu'après avoir entendu les cris qui parvenaient du métro, et les siens s'y ajoutèrent après qu'elle eut lu les quelques mots inscrits sur la lettre.

« Je savais que tu viendrais. »
Bien sûr elle vint au rendez-vous de midi, elle ne pouvait s'empêcher de répondre à l'appel de cet être lumineux. Sentir la chaleur et l'odeur rassurante de l'ange incarné dans son amie. Cet être consternant dont elle ne connaissait rien et dont les paroles semblaient passer à travers elle en perdant leur sens. Une part indéniable de sa vie.
« Tes vacances se passent bien ? , Dit Mune pour essayer d'entamer une conversation.
- Hum...
- Raconte ! Qu'as tu fais ce matin ?
- ... J'ai tué. »
L'homme qu'elle devait tuer avait prit l'avertissement de la veille au sérieux et prit le premier vol pour l'endroit le plus antipodal possible. L'ombre l'avait tué dans son avion.
« Oui je sais, Dit calmement Mune, mais tu dois quand même faire autre chose non ?
- Non.
- Kirn ne prépare rien ?
- Il travaille.
- Ah ! C'est vrai j'avais oublié. Où déjà ?
- Je ne sais pas exactement, il fait ce qu'il veut après tout.
- Je suis heureuse.
- Hum ?
- Je crois que tu viens à l'instant de prononcer la phrase la plus longue de ton existence.
- ...
- Tu ne mange pas ?
- Si... »

Vingt heures sonnèrent. L'heure fataliste des espoirs vains. La tonalité du téléphone retentit dans la tête de l'ombre. Elle ferma les yeux écouta les trois noms dictés par la voix de la messagerie vocale. Mais elle ne rouvrit pas ses yeux.
« Hakei ? »
Des larmes perlaient sur ses joues. Kirn s'approcha doucement d'elle et la prit dans ses bras. Cinq minutes passèrent ainsi. Kirn ne demandait rien et laissait sa petite s½ur pleurer contre lui, il ne la forçait pas à lui expliquer pourquoi. L'ombre cessa de pleurer et se défit de l'étreinte rassurante de Kirn pour affronter la réalité de la vérité.
« Je vais aller chez la désignée à pied aujourd'hui. »
Kirn laissa s'échapper l'ombre. Il ne saisit pas la réelle signification de ces derniers mots.

Elle sortit et emprunta un chemin qu'elle connaissait par c½ur, une ruelle qu'elle emprunte tout le temps. Elle contenait avec beaucoup de peine les larmes dans ses yeux. Elle s'efforça de marcher normalement et de paraître normale. Elle sonna à une porte où elle avait l'habitude de sonner.
« Ah ! Bonsoir Hakei, Mune ne nous avait pas prévenu de ta visite ce soir !
- Hum.
- Entre, je t'en prie. »
Elle monta les escaliers de la maison et se dirigea vers la chambre de Mune. Elle frappa.
« Entre Hakei. »
L'ombre s'immisça dans la chambre de sa future victime. Mune était assise sur le lit en linge de nuit bleu, ses cheveux châtains clairs courts étaient toujours d'une clarté impressionnante. Ce semblant de lumière semblait toujours émaner d'elle.
« Même le soir tu portes l'uniforme du lycée ?
- ...
- Ne t'inquiète pas, je sais pourquoi tu es là...
- ...
- Finissons en ce soir.
- Mune !
- Je commence à comprendre les critères communs de tes victimes, Hakei.
- Mune...
- Hakei je... je te... j'aurais dû ignorer cette voix au fond de mon âme qui me proposait son aide !
- Je ne comprends pas...
- Hakei il est trop tard pour moi, je suis de ceux jugés trop faibles pour appartenir à la société.
- Je ne comprends rien...
- Cet organisme qui te commande prend l'initiative d'exterminer ceux qui ne sont pas assez forts ou pas assez cruels pour subvenir aux besoins de la société, ils tendent un piège où les désespérés tombent et meurent ou sont recrutés.
- Je ne comprends pas !
- Hakei ne cherche pas dans ton passé, les clés que tu y trouveras seront trop dangereuses, ils te tueront toi aussi !
- JE NE COMPRENDS PAS !
- Hakei...
- Mune...pourquoi toi ?
- Parce que désespérée j'ai eu recours à la conscience.
- Tu connais la conscience ? !
- Juste de nom.
- Que t'on t ils fait ? !
- Rien. J'ai jugé leurs manières trop radicales et j'ai refusé. Mais j'avais déjà tenu parole.
- Pourquoi ? Pourquoi y avoir eu recours ?
- Finissons en tout de suite.
- Pourquoi ?
- Tue-moi Hakei.
- POURQUOI ?
- Je...
- Tu ?
- Je... Je te...
- Dis-le !
- Je t'aime !
- Hein ?
- Depuis le premier jour ou je t'ai vue, je suis tombée irrémédiablement amoureuse de toi Hakei !
- Ce n'est pas possible !
- C'est la vérité. Je t'aime.
- Mais pourquoi avoir eu recours à la conscience ? Pourquoi ne me l'avoir pas dit ?
- Je ne pouvais pas... je... Oh tue moi Hakei !
- Dis-moi pourquoi !
- Je... je ne suis pas comme les autres... je ne suis pas un ange comme tout le monde l'imagine ! Au contraire s'il y a quelqu'un qui ressemble le moins à un ange ici c'est moi ! Tu ne sais pas ce que je ressens ! Ce dont j'ai envie ! Ce à quoi je pense ! Je souffre Hakei, tue-moi maintenant !
- Non je ne pourrais pas !
- Tu le dois ! C'est toi ou moi !
- Alors ce sera moi !
- Non, je ne le supporterais jamais !
- Et moi alors ? ! »
Mune qui était par terre, accroupie en face de l'ombre ayant la même pose qu'elle, recula lentement, les larmes qui coulaient à flot sur son visage ne s'arrêtaient pas. L'ombre pleurait en fixant le sol à travers le rideau flou que formaient les larmes de ses yeux. Elle ne vit donc pas les bras de Mune se lever vers le ciel découvrant un objet innocent lové à l'intérieur. D'un geste sec, brusque et précis, les bras de Mune redescendirent vers son cou. Et l'objet innocent devint criminel. Des flots de sang s'échappèrent lentement et régulièrement du cou de Mune par la fente créée par la petite arme non répertoriée dans cette catégorie. L'ombre se redressa et put voir le crayon de papier faire couler le sang de Mune.
Dans un silence macabre le cadavre de Mune bascula sur le côté.
Le cri de l'agent exterminateur des ténèbres déchira la nuit sans que personne ni même les parents de Mune ne l'entende, encore une précaution de la conscience. Les cheveux clairs de Mune se fonçaient en contact avec le rouge du sang qui sortait de ses lèvres souriantes. L'ombre sortit en courrant de la maison de Mune sans que ses parents s'en aperçoivent, comme si elle n'existait pas. Elle courra droit devant sur la route au moment où une voiture passa...

Avec une peur et une incompréhension inextinguible, l'ombre rouvrit les yeux : Elle n'avait pas tangué d'un millimètre. La voiture s'était encastré contre elle et s'était moulé sur ses formes sans qu'elle n'ait aucune égratignure, comme si elle était un bloc de béton armé. Le capot était complètement démolit, ce qui prouvait la vitesse hors normes à laquelle le conducteur allait. Les quatre occupants du véhicule avaient péri. L'ombre s'extirpa des décombres et s'enfuit vers la route qui la reconduisait chez elle en pleurant. Elle entra avec grand bruit dans la maison et Kirn sursauta.
« J'ai tué un ange ce soir, Mune ne te dira plus bonjour. » L'ombre s'écroula.

L'ombre ouvrit les yeux avec peine, elle espérait tant ne jamais plus les rouvrir. Dormir à jamais dans les bras de Mune, échapper à la réalité. La conscience... une voix enfouie au fond de soi-même... qu'est ce que Mune voulait lui faire comprendre ? L'ombre pleurait encore à chaudes larmes. Pourquoi ? Pourquoi elle ? Pourquoi tout ça ? Mais qu'a-t-elle fait pour pouvoir mériter des souffrances telles ? Kirn l'observait tapis dans un coin de la pièce :
« Hakei...
- ...
- C'est... toi qui...
- Non ! Bien sûr que non ! Comment oses-tu penser une seconde que se serait moi qui...
- ...alors c'est elle
- ...
- Mune...
- Elle... La conscience...
- Hakei parle moi de la conscience.
- Non.
- Pourquoi ?
- Car Mune...était...elle est...
- Dis-le.
- ...Elle est morte à cause de la conscience.
- ...
- Je ne veux plus perdre de personne qui me sont chères. »

Vingt heures. L'heure éternelle, la tonalité du téléphone retentit dans la tête de l'ombre... tut...
tut...
tut...
Elle savait ce qu'il risquait d'arriver si elle ne répondait pas, si elle ne fermait pas les yeux... tut...
tut...
tut...
Son c½ur commençait à battre de plus en plus lentement. Kirn s'approcha d'elle et lui ferma les yeux. La voix de la messagerie vocale énonça les trois noms. L'ombre rouvrit les yeux.
« Je ne les avertiraient pas ce soir
- La conscience ne te pénalise pas pour ça ?
- Non.
- C'était donc ça la conscience...
L'ombre se releva brusquement.
- Kirn !
- De quoi as-tu peur ?
- Je... S'il te plaît...
- Mmh ?
- Ne fait jamais appel à elle.
- ... »

L'ombre s'était levée tôt pour avertir ses trois nouvelles victimes, il y avait deux hommes et une petite fille... dont le visage la rendait perplexe. Elle passa le reste de sa journée à pleurer et à se lamenter seule de l'absence de Mune à ses côtés
Le premier homme avait fait appel aux forces de défense militaire. Comme il était haut placé, l'armée se déplaça sans trop poser de questions, au final l'ombre traversa les barrières de l'armée comme si elle était invisible à leurs yeux. Elle le tua à la mitraillette et d'une façon improbable l'affaire se classa comme accident de travail, un agent aurait pris l'homme pour un intrus et aurait tiré à bout portant selon les instructions données par la cible en question. Le deuxième désigné mourut d'arrêt cardiaque inopiné, officiellement.
Le soir, vers dix neuf heures, elle alla à la rencontre de la troisième. Elle se nommait... Gekkami Nakashira. Quand l'ombre atteint le seuil de la porte ouvrant sur le toit de l'hôtel où la victime se trouvait, elle fut emprunte à la même perplexité qui l'avait saisie quand elle avait avertit Nakashira à l'aube.
Cette fille ne lui était pas inconnue. Son visage lui était étonnamment familier. Ces traits martyrisaient sa mémoire. Mais elle ne pouvait pas se remémorer où elle aurait pu l'apercevoir.
« Bonjour agent 413, dit Nakashira.
- Tu...es un agent envoyé par la conscience ? !
- Faux, mais il est vrai que j'ai des liens avec la conscience. »
Le ton sombre de sa voix contrastait avec son physique de petite fille de dix ans.
« Qui est-tu ? , Demanda l'ombre.
- Ce que tu cherche est désiré depuis si longtemps, Hakei.
L'agent ne put cacher sa stupéfaction, d'habitude les seules personnes auxquelles elle à eu à faire et qui connaissaient la conscience ne savaient ou ne prononçaient jamais son nom. Nakashira se rapprocha d'elle.
« Je suis... ton passé. »
L'ombre recula vivement, oui ! Ses traits lui étaient familiers parce que c'était les siens ! C'était la reproduction exacte d'elle quand elle avait neuf ans et qu'elle se « réveilla ». Cette conclusion lui provoqua un énorme mal de crâne.
« Veux-tu voir, Hakei ?
- Qui êtes vous ?
- Veux-tu voir ton passé ?
- Pourquoi la conscience me fait endurer toutes ces souffrances ? !
- Veux-tu voir ce que tu as toujours fui ?
- Fui ?
- Oui, ton passé que tu as toujours fui.
- Je n'ai jamais fui mon passé ! J'ai toujours voulu connaître mon enfance, faire lumière sur le voile qui le cache !
- Ça c'est ce que tu crois.
- Hein ?
- Tu veux vérifier, voir ce qui t'as poussé à faire appel à la conscience.
- Faire appel à la conscience ?
- Bien sûr.
- Vous mentez !
- Vérifie par toi-même. »
Nakashira Gekkami se jeta sur l'agent et celle ci ne sentit juste qu'une légère brise plus froide que celle du vent d'hiver. Ses yeux se fermèrent de force. Elle les rouvris dans l'entrée d'une maison à étage dont la clarté du jour faisait briller la blancheur de l'intérieur. L'ombre avait les yeux ronds. C'était l'entrée qu'elle entrapercevait dans les rares rêves qu'elle faisait. C'était la même porte en bois sculpté, les mêmes fenêtres continuellement ouvertes, le même tapis longeant le couloir, le même escalier montant sur le côté, la même porte ouvrant sur une grande chambre aérée. Une odeur de pâtisseries et le vent amenant les fleurs de cerisiers dans la maison. Nakashira apparut en haut de l'escalier, non. Non, Nakashira n'était personne d'autre que celle qu'elle prétendait être, le passé de l'agent 413.
Elle descendit rapidement les escaliers et s'arrêta net. Une personne vint de la cuisine. Elle portait un tablier vert, un ruban de la même couleur dans les cheveux. Elle était enceinte et visiblement très proche du jour d'accouchement. Elle tenait dans sa main gauche une spatule et un gant de cuisine d'où émanait une forte odeur de cookies chauds qui viendrais de sortir du four. Elle ressemblait irréprochablement à l'agent. Nakashira s'approcha d'elle et celle ci la prit dans ses bras. L'émotion de l'ombre l'empêchait de dire un mot.
« Pourquoi ne sort tu pas Hakei ? , Dit sa mère à Nakashira.
- J'ai vu papa approcher. »
Soudain l'ambiance se raidit, La mère de l'agent se redressa et adopta un air sévère en laissant sur une table basse la spatule et le gant. Les mots que Nakashira avait prononcé avaient même assombrit la blancheur de la maison qui perdait au fur des secondes sa divinité. Un homme très visiblement saoul entra lentement dans la demeure et sembla noircir le sol en le foulant.
« Que fait tu ici ? , Dit la mère de l'agent.
- Nakashira ! , S'écria l'homme qui ne semblait qu'être personne d'autre que son père.
- Vas- t- en, tu n'a rien à faire ici.
- Mais je viens voir ma petite Hakei, hein ma petite Hakei ? »
Nakashira se cacha derrière la mère de l'agent et une violente dispute impromptue entre les deux adultes éclata. Elle se réfugia alors près de la porte d'entrée dont les deux adultes s'éloignaient. L'agent ne put s'empêcher de fondre en larmes, elle ne pouvait pas bouger, elle ne pouvait pas s'interposer entre ses deux parents et leur supplier d'arrêter, leur supplier d'envoyer leur colère sur elle, et de laisser son passé en paix..
La porte s'ouvrit et une vielle dame entra. Nakashira se jeta dans ses bras. La vielle dame lui susurra des « c'est fini, je suis là » et commença à sortir de la maison. On lisait sur son visage que c'était loin d'être la première fois que cette scène avait lieu. Avant de sortir, alors que la femme attendait sur le paillasson, Nakashira fit face à cette scène de violence pure, leva le bras vers les deux irresponsables qui n'avaient pas remarqué sa fuite, trop occupés à des subtilités incohérentes, et murmura :
« Vous êtes... des méchants parents »

Ce qui s'en suivit, la logique ne pourrait l'expliquer et l'imaginaire prenait donc le relais : Un dragon de flammes s'échappa du bras de Nakashira en enflamma la maison en une microseconde avant de revenir. Le blanc devint noir, l'odeur de pâtisseries s'effaça et les fleurs de cerisiers avaient disparues de la surface du sol. L'escalier tenait encore pour peu de temps et le feu attaquait déjà le deuxième étage.
Les deux corps calcinés de ses parents jonchés dans l'entrée avaient gardé leur férocité encrée sur leurs visages.
La vieille dame tira Nakashira vers l'extérieur et elle fonça vers sa voiture. La demeure blanche explosa dans leur dos et heureusement, les deux filles étaient déjà assez éloignées pour que l'explosion ne les atteigne pas. L'agent ne put rien y changer. Elle n'était qu'un inflexible élément du décor. Dans une panique incontrôlée la vieille dame jeta littéralement Nakashira dans la voiture et pris le volant. Une autre explosion se fit entendre, venant du deuxième étage. La maison s'écroulait sur elle-même. La vieille dame écrasa l'accélérateur et en quelques secondes, le cortège fut déjà loin de l'enfer de flammes. Nakashira était complètement dépite. La vieille dame fonçait frénétiquement vers une destination inconnue. Arrivée devant une grande infrastructure la vieille dame échangea quelques mots avec un homme en uniforme et s'enfuit.
L'ombre sentit ses larmes couler de plus en plus. L'endroit où la vielle dame avait emmené Nakashira était l'endroit où elle s'était « réveillée », le premier endroit dont sa mémoire se souvenait. L'homme, perplexe, s'approcha de Nakashira.
« Bonjour Hakei » dit-il gentiment.
Comme si elle revenait d'un autre monde, Nakashira releva la tête. L'homme l'emmena dans une salle d'attente où était assise une femme à qui l'agent ne prêta pas attention. C'était bel et bien la première salle qu'elle eut vu de son existence
« Qu'est ce que j'ai fait, murmura Nakashira.
- Qu'il y a – il petite fille ? , Dit une voix qui semblait venir de partout et de nulle part, une petite voix enfouie à l'intérieur de chaque être.
- J'ai..., Commença Nakashira.
- Chut..., lui dit cette voix, Je peux t'aider si tu le veux.
- M'aider à... oublier ?
- Oui, si c'est ce que tu désire.
- Oui.
- Mais en échange, je veux que tu fasses quelque chose pour moi.
- Je ferais tout ce que tu veux.
- Dans ce cas c'est promis ? Si je t'aide, tu m'aides.
- D'accord.
- Mais si tu faillit...
- Je ne faillerais jamais... Mais toi ?
- Tu as ma parole, si je faillit, plus rien ne comptera entre nous deux.
- Promis ?
- Promis. »
La porte s'ouvrit et deux hommes dont celui de tout à l'heure en sortirent. L'autre femme qui était dans la salle d'attente avait disparu, mais ça l'agent ne le remarqua pas.
« Bonjour Hakei, dit le second homme.
- Qui êtes vous ? , Demanda Nakashira.
- Un ami, répondit-il. »
Ce discours, c'était le premier que l'agent avait jamais tenu, cet homme le premier qui lui avait jamais parlé. Il s'appelait Kitsariho Gummitse, il mourra noyé cinq ans plus tard.
« Quel est ton nom ?
- ...
- Hakei ? Quel est ton nom ?
- Je... ne m'en souviens plus »

L'agent rouvrit les yeux, elle était sur le toit de l'hôtel.
« Nakashira... c'est le nom de ma mère.
- C'était, oui.
- Comment s'appelait mon père ?
- Atsuidate Gekkami.
- Atsu... Ma mémoire me revient.. ça fait mal...
- Hakei...
- Oui...
- Cesse d'essayer de ne pas y penser : tu les as tués.
- NON !
- Si ! Et à cause de ta rancune, j'ai été formé, Hakei enfant a ressuscité pour venger la mort de ses parents !
- Ta gueule !
- Je suis là pour que tu meures !
- Arrête...
- Malheureusement ce n'est pas si simple.
- Arrête...
- Etant un agent de la conscience, tu es immortelle
- Hein ?
- Oui, le contrat explique que tu dois incarner la mort jusqu'à la fin des temps.
- La fin des...temps ?
- Mais ne t'inquiète pas, j'ai trouvé le moyen de t'annihiler.
- Mourir...
- Nous sommes au-dessus d'une des sept portes existantes en ce monde menant directement en enfer, mises en place par la conscience. Je ne sais pas pourquoi, mais ils ne m'ont pas stoppés, et ne m'ont même pas empêchés de te voir, au contraire ils t'ont amené à moi. Je ne comprendrais jamais la conscience.
- La conscience...
- En sautant par l'aile Ouest, tu ouvriras la porte et en te jetant dedans, ton âme se consumera et tu mourras. »
Comme animée par une force inhumaine déclenchée par les paroles de Nakashira, l'ombre se leva et marcha lentement vers le bord Ouest, elle fixa le sol tout en bas et celui ci s'ouvrit. Un iris de feu la fixait et elle pouvait sentir la chaleur depuis le cinquantième étage.
Elle se laissa pencher en avant
« HAKEI !!!»

Rouvrir les yeux, encore, toujours. Hakei n'en pouvait plus, elle n'en pouvait plus de voir ses yeux lui montrer qu'elle était encore vivante, dans ce lit d'hôpital. Des larmes perlaient sur ses joues.
« Hakei...
- Nakashira ? que c'est il passé...
- Ton frère t'a sauvé de ta chute, dit une voix féminine inconnue à l'agent, qui pourtant lui était familière.
- Qui êtes vous ? , Demanda-elle sans se lever.
- C'est un superviseur de la conscience, répondit Nakashira.
- Qu'est ce que la conscience va encore me faire ?
- Rien, répondit Nakashira, plus rien car tu ne fais plus partie de l'organisation.
- Quoi ? , Dit Hakei en se relevant.
- Je suis l'agent Nakitsura, dit la femme, je viens m'assurer de la légalité de fin de contrat. Le contrat 413 stipule que si l'agent venait par n'importe quels moyens à retrouver la mémoire nous ne pourrions l'en empêcher et tous rapports avec celle ci seraient alors anéantis.
- Et...vous qui êtes si fourbes et si cruels, c'est une manière de vous rattraper de tenir cet engagement ?
- La conscience tient toujours parole.
- Hakei, dit Nakashira, je te remercie de m'avoir écouté. Grâce à toi la démarche que moi, ton passé réincarné, à faite c'est déroulée comme prévu.
- Où est Kirn ?
- Il est mort, son sacrifice était nécessaire pour que tu retrouve entièrement la mémoire. Il ta suivit dans sa chute et ta poussé dans l'immeuble. Tu as traversé la vitre et tu t'es évanouie. Lui, est en train de se consumer dans les flammes de l'enfer.
- Pourquoi ! ?
- Je te l'ai dit. Pour recouvrir la mémoire, il te fallait couper les ponts avec tout ce qui te retenait à ta vie présente.
- Mais... comment était-il au courant de l'endroit ou je me trouvais ?
- Nous avons pris le soin de l'avertir, dis Nakitsura, selon le bon vouloir de l'agent 5407.
- L'agent 5407 ?
- Moi, dit Nakashira.
- Son contrat stipule que si l'agent 413 venait à retrouver la mémoire, L'agent 5407 serait sous nos services en tant qu'agent exterminateur des ténèbres.
- Mais qui est-tu au juste Nakashira ?
- Je te l'ai déjà dit : La réincarnation de ton passé.
- Je ne vous crois pas, vous mentez ! Vous mentez ! Kirn est à côté de moi et je vais me réveiller !
- Non, Hakei tu es libre.
- Non ! C'est faux, c'est encore la conscience qui s'amuse à me faire souffrir !
- Vérifie ta montre.
- Hein ? , Elle s'exécuta, Vingt heures Cinquante sept ?
- Oui, le contrat ne tient plus. »
Hakei ne parvint pas à prononcer un mot. Nakitsura et Nakashira se levèrent pour sortir de la salle et Hakei fondit en larmes. Kirn... Mune... La conscience... tout cela serait finit ? Elle recouvre son passé et tout est finit ? C'est impossible à croire... Hakei Gekkami serait alors libre d'exister ? Mais comment ? Sans famille sans amis, sans rien pour retourner à zéro. Rien qu'une haine inextinguible contre la conscience et contre elle-même et ses pouvoirs incompréhensibles qui avaient détruit ses parents... Hakei s'allongea sans pouvoir empêcher ses larmes de couler. Morte de fatigue, elle se rendormit.
Nakashira ferma la porte. Nakitsura la prit par l'épaule et une infirmière arriva vers les deux filles.
« Comment va-t-elle ? , Demanda cette dernière à Nakitsura.
- Peinée pour son frère », répondit Nakitsura, la voix de la messagerie vocale.

FiN
appel

# Online seit Samstag, 12. August, 2006 um 16:31

extrait : Communautées Dargones - Chapitre Premier: Démonyak

extrait : Communautées Dargones - Chapitre Premier: Démonyak
NOTE : S'il vous plaît, ARRETEZ LE MASSACRE, Darkaaan se prononce Darkane et pas Dark-a-a-an, merci.

Il était une fois, sur la planète Xeres, dans les lointains petits villages de Défunts-Des-Fontales, deux jeunes et vaillants frères partants pour l'aventure. Ce serait le commencement d'une histoire banale, malheureusement pour vous cette histoire n'est pas banale.
« Elle arrive quand ? Demanda - Orius-Ice.
_Je ne sais pas, mais elle est en retard. Répondit Darkaaan.
_je suis là ! Cria Elyah en arrivant.
La jeune elfe courait, épuisée mais souriante vers ses deux compagnons, avec dans la première main son sceptre de charmeuse de dragons, et dans l'autre un parchemin scellé. En arrivant elle fit bonjour de la main et reprit son souffle en s'appuyant sur Clèr, son sceptre, qui du joyau à son bout, au milieu des lames tranchantes dont elle est équipée pour se défendre, émit une petite lueur orangée, contente de retrouver des semblables. En effet, Rey, le sceptre d'Orius-Ice émit lui aussi de son joyau un clignotement bleu accompagné d'un bruit sonore de tintement métallique ; et Vent, le sceptre de Darkaaan, fit une magnifique dérive de couleurs de son joyau, du noir au jaune.
_Bon. Tout le monde est là ? Dit Elyah, essoufflée, Alors on y va »

La longue traversée de la forêt sud de Karandole s'arrêta finalement avec la fin de la journée et l'installation de la nuit sans qu'aucunes embrouilles ne viennent se mêler à ce début de voyage. Le ventre d'Orius-Ice gargouillait bruyamment, Darkaaan s'endormait et Elyah essayait de se repérer sur la carte qu'était le parchemin. Darkaaan rassembla quelques brindilles y mit une poudre avant de claquer des doigts.
« Nar. Prononçât-t-il.
Les brindilles s'enflammèrent :
_ Quand est-ce que tu m'apprendras la magie, grand frère ? Demanda Orius-Ice
_Quand grand-père voudra bien que tu en fasses. Répondit Darkaaan.
_C'est pas juste. Marmonna Orius-Ice.
_Je vais chercher à manger. Dit- Elyah en repliant le parchemin.
_Je n'ai pas faim, je vais dormir. Dit Darkaaan.
_J'ai faim moi, tu veux que je t'aide ? Demanda - Orius-Ice.
_Non merci. » Dit joyeusement Elyah.
Et elle s'en alla avec Clèr, son sceau. Les bois de Karandole étaient brumeux de nuit mais Clèr émettait une lumière blanche qui aida Elyah a avancer facilement dans la forêt sombre. Elyah savait que Clèr la préviendrai quand le gibier serait proche. Au bout d'un moment Clèr se mit à émettre une lumière différente, un clignotement argenté qui différait du blanc pâle signifiant une présence proche. Elyah écouta attentivement et se dirigea vers l'endroit où elle entendait du bruit. Enfin elle aperçut à qui elle avait à faire : c'était un Hixitann, bête mi-renard, mi-chien, géant, avec une petite tête et de grands membres musculeux, de longues pattes qui terminaient par de longs doigts affilés munis de tranchantes griffes imposantes. Il dégustait un pégase encore en vie. Darkaaan avait appris à Elyah que la viande d'Hixitann était mauvaise, trop rude et dur pour des dents d'humanoïdes, mais c'était la viande du pégase qui l'intéressait. Elle était dite succulente et facile à cuire, et avait plein de secrets pharmacologiques non découverts. Elyah passât à l'attaque. Elle courut vers son adversaire criant dans la nuit comme une guerrière jullavo-noencienne. Le Hixitam eut à peine le temps de réagir qu'il eut la tête tranchée. Celui-ci bascula en arrière après que sa tête fut partie vers l'avant. Elyah vit le pégase succomber à ses blessures.
« Bien joué. » Dit - Clèr avec la voix d'Yriis-Ice(Les sceptres de charmeurs n'ont pas une voix propre à eux, ils sont donc obligés d'emprunter la voix d'autrui, et pour éviter la confusion, la plupart du temps, les sceptres empruntent la voix de quelqu'un d'éloigné ou décédé). A présent, Elyah réfléchissait à la manière dont elle allait transporter le pégase
« Appelle Vent et Rey, qu'ils disent à Dark et Ice de venir s'installer ici pour le dîner. Dit Elyah à Clèr. Celle-ci s'exécuta sans bruits et quelques minutes plus tard, Darkaaan et Orius-Ice furent là. Elyah avait allumé un feu et pensait à la manière dont elle allait déguster son festin.
_C'est quoi ? Demanda Orius-Ice.
_C'est un pégase. Répondit Vent avec la voix d'Allyvah. C'était la voix que Vent utilisait habituellement. La particularité que Vent avait, était que sa voix parvenait comme un murmure aux oreilles à travers une petite et courte brise, ce qui lui valut son nom.
_Ca à pas l'air bon. Dit Orius-Ice en regardant le cadavre du cheval ailé.
_La viande de pégase est l'une des meilleures en comptant la viande de Galénora et d'Orinlynchus. Dit- Darkaaan entre deux bâillements ; il faut dégager le cadavre de l'Hixitann, l'odeur d'un Hixitann mort en attire d'autres.
Darkaaan murmura des paroles inaudibles en tendant la main vers le pégase afin de le déplumer, et il le fit voler jusque sur le feu. Elyah s'occupa de la cuisson de son repas pendant qu'Orius-Ice embrocha la tête du Hixitann mort sur Rey.
_Le meilleur, bailla- Darkaaan, c'est son cou, mais je ne vous le conseillerait pas car on dit qu'il apporte malheur et ennemis, même si l'on dit aussi qu'il apporte tout aussi courage.
_On m'a dit que ses yeux étaient savoureux. Dit- Elyah.
_Oui, mais n'en prenez pas, ils provoquent l'effet d'une surdose de caféine. Dit- Darkaaan en s'allongeant. Gardez les dents, continua-t-il, elles sont d'un ivoire convoité. »

Orius-Ice portait le Hixitann sur son dos, avec Rey dans sa main gauche ayant la tête du cadavre à son bout. Orius-Ice enviait depuis toujours son grand frère, Darkaaan. Darkaaan tenait toutes ses connaissances de ses parents, qu'Orius-Ice n'eut jamais connus, étant donné que son père mourut à la guerre de Défunts-Des-Fontales contre Hurten-Ridden, le royaume voisin, et que sa mère mourut en le mettant au monde. Les attaques avant la fin de la guerre des deux royaumes, étaient très fréquentes, surtout les attaques d'Hixitanns (jusqu'à l'armistice ou le mur de Nornnen-Levediän sépara Défunts-Des-Fontales et Hurten-Ridden d' Hixitann-Levediän, la ville cité des Hixitanns). Pendant ces temps où les attaques étaient quasiment quotidiennes, Darkaaan apprit beaucoup sur ses ennemis, en particulier les Hixitanns et sur les choses bonnes à chasser, car il devait, dès 7 ans, partir pour la chasse et ramener de quoi manger pour toute la famille. C'est dans cette période qu 'il apprit la magie, jusqu'à ses 10 ans où sa mère mit au monde son petit frère. Orius-Ice naquit le jour de la fin de la guerre, ce qui lui valut le nom d' « Orius », l'armistice, « Ice » étant un suffixe venant du nom de sa mère, Yriis-Ice. Orius-Ice ayant maintenant déposé le cadavre de l' Hixitann, et débroché la tête de Rey commença à revenir, il entendait déjà les autres Hixitanns s'approcher, donc il se fit plus silencieux, non pas par peur, pas avec Orius-Ice, mais parce qu'il avait trop faim pour ce concentrer sur un combat. Orius-Ice, lui, eut une vie très différente de celle de son frère, ce n'était pas ce qu'on pourrait dire une « tête », mais question baston, ça le connaissait, il était chef d'une bande qui se réunissait à la place des heures de cours. Ayant été gâté par la nature question physique, il faisait tomber toutes les filles, mais ça ne l'intéressait pas, il voulait battre son grand frère. Darkaaan avait l'habitude de surestimer ou de sous-estimer son petit frère, mais il voulait à tout prix qu'Orius-Ice progresse, pas pour Orius-Ice, mais pour l'honneur de sa famille, ce qui créa une étrange complicité fraternelle de défis et jeux fréquents, sans plus jamais aucuns désaccords. Arrivé à l'endroit où se trouvaient ses compagnons, Orius-Ice y trouva Darkaaan endormi, et Elyah dégustant une patte du pégase. Sans plus attendre, Orius-Ice se rua sur le repas.

La journée suivante ressemblât de près à la précédente, sauf qu'Elyah se repéra plus facilement sur le parchemin. La nuit tomba rapidement, et la petite troupe fit halte puis alluma un feu. Après quelques minutes, Darkaaan proposa d'aller chercher à manger.
« Qu'y a-t-il Vent ? » Demanda- Darkaaan à son sceptre. En effet, celle ci émettait une lumière dorée s'intensifiant à vue d'½il, qui illuminait juste un peu moins que le feu. Juste après, Rey, le sceptre d'Orius-Ice clignotât en bleu clair tout en émettant un tintement métallique sonore, caractéristique d'une présence ennemie proche. Et Clèr, à son tour émit sa faible lueur argentée frémissante et presque invisible comparée à la clarté forte de Vent.
« C'est Démonyak »Dit- Vent à travers une légère brise fraîche. Puis elle arrêta de scintiller. Tout comme Clèr. Elyah du mettre son doigt devant Rey pour qu'il se taise. Darkaaan leva la main vers le feu et murmura : « Làr », le feu s'arrêta de crépiter et s'étouffa. Elyah avait tous ses sens en éveil, Darkaaan serait très fort Vent, et Orius-Ice se demandait franchement ce qu'il se passait. La scène resta ainsi figée quelques secondes, presque une minute, avant qu'Orius-Ice ne se retourne, sentant une chaleur dans son dos. Ce qu'il vit le surpris fortement. C'était une grosse boule de feu. Elle était en mouvement, elle se dirigeait vers eux. Si Orius-Ice n'avait pas remarqué que ses compagnons étaient restés immobiles, il aurait tout de suite demandé à Darkaaan un plan de défense. Mais celui-ci semblait être serein tout en étant inquiet, ses cheveux argentés reflétant et la lune, et le feu de la boule mouvante. Orius-Ice se reporta sur la boule, et il remarqua ce que ses deux autres compagnons avaient déjà remarqué. Il voyait dans le feu deux fentes cramoisies, ce qui pourrait être des yeux, oui, à présent, Orius-Ice distinguait des jambes, non. C'était des pattes, quatre pattes, deux ailes repliées et une queue, le tout enflammé. C'était un dragon, un dragon entièrement en feu, un feu qui ne semblait pas toucher les arbres, un feu qui ne le consumait que lui, et lui seul. A présent, celui-ci était à leur hauteur, à trois mètres d'Elyah, qui sentait la chaleur assommante se mêler aux sueurs froides qu'elle avait. Elle était pétrifiée de savoir à qui elle avait à faire, tout comme Darkaaan, Vent et Clèr. Le dragon tourna la tête vers eux :
« Qui crut, Dit-il d'une voix grave et sombre, les Yorelay n'ont perdu foi ? » Et Démonyak, le dragon, s'éloigna. Darkaaan, Elyah et Orius-Ice étaient bien des charmeurs de dragons, ils étaient surpris d'en voir un. Ils n'en avaient jamais vu de leurs vies.
Dix minutes passèrent avant que Darkaaan parte à la recherche de nourriture, après voir rallumé le feu. Elyah semblait sortir d'une transe, et Orius-Ice pensa que la complexité des choses allait lui donner mal à la tête. Car en effet, à Défunts-Des-Fontales, et dans touts les autres royaumes de Xeres, les dragons ne sont que mythes, légendes et rumeurs. En effet, sur Xeres, les légendes racontent qu'il existait autre fois 2 dragons de feu, immortels. Un male et une femelle. Le male se nommait Enfer, il massacrait tout sur son passage depuis les airs, il était gigantesque, impérial, immense, divin. La femelle, elle, n'avait pas de nom, elle regardait les ruines des massacres d'Enfer avec tristesse. Un jour, elle lui confit son désarroi sur le sujet, Enfer se fâcha et partit dans le sens inverse de celui de la femelle. Pendant ce temps, sur Xeres, les hommes préparaient l'anéantissement des deux dragons enflammés. Le plus grand attirail de guerre fut mit en place. Enfer axeresissa sur les plaines du Kitakirloea, il s'y reposa quelques secondes, et ce fut l'impact, mille armes, mille armées, de mille civilisations, de milles royaumes s'écrasèrent sur Enfer. Le combat dura près de 5 semaines. Puis, comme si même la terre magique de Xeres voulait elle aussi abattre sa destructrice création, Enfer se fit recouvrir par les plaines de Kitakirloea. Et il fut ensevelit créant une montagne, que l'on nomma « l'Enfer ». Et la fin se déroula sous les yeux de la femelle qui avait suivi discrètement son mari dans l'espoir de lui faire entendre raison. La femelle prit son envol et alla de désespoir vers sa fin. Une autre armée l'attendait non loin de là, et ils l'attaquèrent. Le peu de projectiles ayant atteint leur cible n'eurent aucun fort impact sur la femelle versant des larmes de lave dans sa descente. Et il y eut le crash. Plusieurs milliers de personnes perdirent la vie à cet instant. La femelle s 'écrasa le long de 6 où 7, voire 8 kilomètres détruisant la forêt de Rindraguwa jusqu'à la mer de Refrenn. L'eau se pris dans le géant passage. Cet endroit, ce nouveau fleuve, fut baptisé « Rivière », et ce fut aussi le nom que l'on donna à la femelle dans la légende. La particularité de cette rivière est que l'eau y est abondement chaude, car au fond de l'eau, Rivière se consume toujours, pleurant la mort de son mari. Mais celui-ci n'était pas mort, et ceci, Rivière ne le saura jamais, Enfer était coincé pour toujours sous la montagne portant son nom au milieu des plaines du Kitakirloea.

Darkaaan revint avec deux lipoux, des sortes de gros lièvres à six yeux et quatre oreilles. D'un ton déterminé, Orius-Ice dit alors :
« je veux des explications.
_ce n'est pas étonnant. » Dit -Elyah.
Darkaaan plaça les Lipoux démunis de leurs peaux sur le feu. Après quoi il s'assit. Il lança un regard a Elyah qui baissa les yeux. C'est Vent qui prit la parole dans une brise légère :
« Ce sera donc la troisième fois.
_espérons que ce soit la dernière. » Répondit- Clèr.
La spécificité de Vent et Clèr réside dans leur création. Ils furent tous deux crées par sa majesté Allyvah Lorelay, la reine de Défunts-Des-Fontales, la mère d'Elyah qu'elle ne connut que très peu. Le statut de princesse d'Elyah ne lui permettait pas de sortir du château. Aussi, fut elle en sécurité pendant la guerre de Défunts-Des-Fontales contre Hurten-Ridden. Allyvah Lorelay était une femme très présente auprès de son peuple, quand la guerre fut déclarée par Hurten-Ridden, Allyvah décida d'être du côté des soldats (au grand détriment du roi) , trouvant trop lâche de rester tapis dans un château. Elle commanda le terrain pendant près de deux ans avant de revenir au château blessée à la jambe. Elle y fit la connaissance de l'épouse de l'homme qui lui avait sauvé la vie, celui qui s'était vaillamment dressé contre l'adversaire qui avait blessé la reine. Cette femme se nommait Yriis-Ice Skygift, était enceinte et avait un fils Faepher du nom de Darkaaan. Allyvah s'empressa de le fiancer à sa fille, Elyah. Et en plus de ce mariage, elle offrit à Yriis-Ice une de ses deux armes fétiches : Vent, le sceptre de dresseur de dragons (elle ne le savait pas encore) à qui elle prêta sa voix. Enfin, elle demanda à Yriis-Ice de prêter sa voix à Clèr, sa deuxième arme fétiche. Ainsi naquit une amitié extraordinaire. Bien que ce ne fut pas nécessaire, Darkaaan continua a combattre les Hixitann qui attaquaient continuellement la ville, en se consacrant toutefois plus consciencieusement à l'étude de la magie. Un peu moins d'un an plus tard, Yriis-Ice mit au monde Orius-Ice le jour de l'armistice, et mourut. Allyvah pleura plusieurs jours durant la mort de son amie et décida de s'exiler du château quelque temps.
« peu après ta naissance, Commença- Clèr, Allyvah Lorelay partit du château pour se remettre de la peine d'avoir perdu ta mère Yriis-Ice.
_sur le chemin de son pèlerinage, Continua- Vent, elle croisa un ermite proche de sa fin qui...
-oui, oui je sais, Coupa- Orius-Ice et le vent s'arrêta net, c'est lui qui lui offrit Rey et lui expliqua que c'était un sceptre de dresseur de dragons.
_...en effet, reprit- Rey, et il m'offrit la voix de son disciple qui venait de partir à la quête d'un dragon. Et Allyvah Lorelay revint au château où elle me fit exposer.
_par la suite, Continua – Vent dans un souffle, elle parla au roi des dragons, de la place sociale qu'ils pourraient avoir, de leurs capacités guerrières... mais celui ci ne la crut pas, occupé par les fiscalisations avec le royaume de Hurten-Ridden. Allyvah prit alors Clèr et partit à la recherche d'une « communauté dragonne » dont l'ermite lui avait parlé.
_bien qu'elle m'utilisa durant tout le trajet, Poursuivit – Clèr, je ne me souviens plus du chemin que nous empruntâmes pour parvenir à la communauté...
_oui, Coupa à nouveau Orius-Ice impatient, Allyvah traça le trajet sur un parchemin et elle arriva à la communauté et ramena 6 dragons : un d'eau, un de feu, un de foudre, un de glace, un de terre et un normal.
_c'est là que les choses sérieuses commencèrent, Dit- Clèr.
_oui, je sais, Repris- Orius- Ice, ils moururent tou...
_Tais toi insolent, tu ne sais rien ! »
Vent avait crié en faisant une rafale faisant fuir les oiseaux qui dormaient calmement. Darkaan et Elyah se recoiffèrent et se remirent silencieusement à s'occuper des deux Lipoux presque cuits. Orius-Ice resta figé, même s'il avait l'habitude que Vent lui crie dessus.
« Merci, Dit- Clèr. Contrairement à ce que tout le monde croit, les 6 dragons ne moururent pas.
_hein ? S'étonna- Orius-Ice, mais pourquoi personne ne le sais ? et...et c'est qui d'abord ?
_le dragon de feu, Répondit calmement Vent.
_mais pourtant tout le monde avait vu ses cendres ! Dit- Orius-Ice.
_cela fait-il forcément de lui un mort ? Répliqua- Vent.
_il ne l'était pas ? S'étonna- Orius- Ice.
_Plusieurs minutes après, quand tout le monde se mit à descendre, le dragon de feu se ralluma sous les yeux ébahis des quelques gardes qui restait en haut des tours. Et calmement, il s'en alla dans la forêt.
_et ce dragon ce serait...Commença- Orius-Ice.
_oui, lui-même qui passait tout à l'heure... Dit- Clèr.
_Démonyak. Termina- Vent, dans un souffle qui semblait plus froids encore que d'habitude.
_quelques jours après, Dit- Elyah, ma mère mourut de maladie. »




...a suivre.






voila c'était une petite histoire écrite pas moi, que je n'ai pas encore fini de taper lol

# Online seit Samstag, 12. August, 2006 um 16:29