« Rien à faire Sire, dit - Eric.
- Je n'y comprends rien. »
La pluie glaciale martelait la résidence privée du Sire Ruselov, troublé par la panne de son générateur électrique autonome, qui était totalement inexplicable. Eric, son jeune majordome, qui pourtant avait des facultés mécaniques incroyables, n'arrivait pas à déterminer l'origine de la panne : tout devrait marcher normalement, comme si le générateur refusait tout simplement de fonctionner.
« Désolé de douter de tes capacités Eric, mais je me sens obligé de faire appel à un professionnel.
- Je comprends Sire » Répondit – Eric.
De sonores coups de tonnerres se faisaient entendre par intervalles courts et réguliers, quand soudain Maggareth, la femme de ménage de la résidence accouru essoufflée à la baraque du générateur.
« Sire ! , S'écria – elle, venez vite !
- Que ce passe – t – il ? , Demanda le Sire sous son parapluie tenu par Eric.
- Regardez » dit – Maggareth en pointant un endroit au-dessus de la forêt qui borde la résidence.
A cet endroit précis tomba la foudre. Le Sire fronça les sourcils.
« C'est le sixième, Annonça – Maggareth.
- La foudre ne retombe jamais deux fois au même endroit, Dit le Sire.
Et comme si c'était pour le contredire, la foudre frappa à l'exact point qu'avait montré tout juste avant Maggareth.
« Sept, Murmura – Maggareth.
- Maggareth, habillez vous et proposez à Elsa de se joindre à la ballade en forêt que nous nous apprêtons à faire, Ordonné le Sire.
- Bien » répondit promptement Maggareth avant de se mettre en route vers la résidence.
Mais elle s'arrêta quand un coup de foudre tomba toujours au même endroit :
« Huit, murmura – t – elle avant de continuer.
- Nous y allons Eric, Dit – le Sire
- Bien »Répondit – Eric.
Arrivés au porche de l'imposante résidence, Maggareth et Elsa, la cuisinière de la résidence, vinrent couvrirent le Sire avant qu'il entre.
« Tre..., commença – Maggareth mais elle fut coupé par le bruit d'un nouveau coup de foudre.
- Quatorze, Repris – elle.
- Le téléphone, Demanda le Sire.
- Cela ne sert à rien, Répondit – Elsa.
- Plus de batteries ?, Questionna le Sire.
- Exact » dit – Elsa qui lui tendit ses vêtements d'extérieur.
Quelques minutes suffirent au Sire et à Eric pour se changer. Elsa et Maggareth avaient pris et allumé préalablement des lampes à huiles miraculeusement trouvées à la cave. Quand le Sire descendit par l'escalier en marbre blanc, Maggareth lui annonça le chiffre : seize. Le Sire lui dit avec une pointe d'humour que le Guinness des records ne les croiraient jamais s'ils leurs annonçaient ce chiffre. Ils prirent les parapluies et commencèrent à sortir de la résidence quand ils virent quatre personnes accourir vers eux. Maggareth et Eric se dirigèrent vers eux, sous l'ordre du Sir. Ils revinrent avec ces inconnus : un homme, une femme et certainement leurs enfants, une l'aînée et le cadet.
« Bonjour, euh... Sire, Commença l'homme trempé mais il fut interrompu par un coup de foudre.
- Dix-sept, dit Maggareth.
- Aidez-nous s'il vous plaît, Repris la femme, Notre voiture a lâché non loin de là et nos portables ont sauté sûrement à cause de l'orage.
- Suivez-moi » dit le Sire en empruntant les escaliers qui mènent au parking sous terrain.
Elsa et Eric ouvraient la marche munis de leurs lampes à huiles tandis que Maggareth accompagnait le Sire avec la sienne, la famille suivait derrière. Ils avaient pris auparavant les clefs des huit voitures personnelles du Sire. Chacun essaya nue voiture : Eric essaya de démarrer sa décapotable de fonction, sans succès. Maggareth fit de même avec son tout-terrain de fonction, et Elsa avec son break (de fonction aussi), mais il obtinrent les mêmes résultats. Le Sire bientôt rejoint par son personnel essaya ses cinq berlines. Aucune des huit voitures en parfait état de fonctionnement, en temps normal, n'arrivait à démarrer. Eric inspecta les voitures mais ne remarqua rien de notable.
« Maman j'ai froid » Se plaignit doucement le petit.
Le sire se dit qu'il était normal d'avoir froid à cette heure de la journée, il consulta alors sa montre. Frustré, il demanda alors :
« Quelle heure est – il Eric ?
- Mais Sire, vous..., commença – Eric.
- Eric » coupa le Sire.
Il consulta sa montre et dit au Sire qu'elle s'était arrêtée. Le Sire demanda à chacun autour de soi (mis à part Elsa qui était remontée) de lui donner l'heure et aucun ne fut capable de le faire, que ce soit à quartz ou à aiguilles, toutes les montres étaient arrêtés.
« Sire..., Commença – Maggareth.
- Oui, Répondit le Sire.
- Vingt trois » Dit – elle simplement.
Le Sire proposa à ses invités impromptus de monter. Arrivés dans le hall d'entrée, Elsa leur offrit des serviettes. Elle mena les invités aux yeux ébahis par la taille de la résidence privée, vers le premier salon (le salon d'hiver). Le Sire monta à ses appartements tandis que Maggareth et Eric se joignirent aux conviés dans le salon d'hiver où Elsa avait allumé un feu dans la cheminée. Le Sire redescendit bientôt avec Gabriel – Scott Solvfaks, son chat des forêts norvégiennes de pedigree irréprochable. Les enfants étaient le plus près de la cheminée et les parents étaient installés sur un des sofas en cuir brun. L'homme se leva vers le Sire.
« Je ne me suis pas présenté, je suis Alfred Gerheindbourg.
- Daniel Ruselov.
- Cela ne nous gêne pas de vous appelez Sire, Dit sa femme, Je suis Andréa, Andréa Gerheindbourg, et voici Elisabeth et Anthony.
- Enchanté, Salua le Sire.
- Nous sommes vraiment désolés de vous importuner de la sorte, S'excusa – Andréa.
- Ce n'est rien, vous n'avez pas l'accent canadien, puis – je vous quémander vos origines ?, Demanda le Sire.
- Nous sommes britanniques, Répondit – Alfred, Vous n'êtes pas canadien non plus ?
- Je suis russe » répondit lez Sire.
Un coup de tonnerre résonna, toujours du même endroit.
« Ce doit être la troisième fois que je vois un éclair à cet endroit, S'étonna – Andréa.
- Non, Corrigeât – Maggareth, c'est la vingt –cinquième fois.
- Vingt – cinq ? C'est impossible, Dit – Alfred.
- Pourtant, Dit le Sire.
- Sire..., Commença – Eric.
- Nous y allons, Répondit – il.
- Où allez-vous ? Demanda – Andréa.
- Voir ce qui ce passe » répondit le Sire.
Maggareth ouvra la marche et traversa le couloir avec sa lampe à huile, suivie d'Eric qui accompagnait le Sire qui avait gardé son chat. Et d'Elsa qui accompagnait Alfred qui avait annoncé qu'il venait. Seuls Andréa et les enfants étaient restés à la cheminée où Elsa leur avait servi des apéritifs avec ce qu'elle pouvait faire dans une cuisine hors service. Le groupe sortit sous la pluie battante et glaciale, protégés par un pull-over, un imperméable et un parapluie chacun. Ils se dirigèrent vers la forêt plus ombre que jamais.
Quatre coups de tonnerres s'ajoutèrent au nombre que Maggareth n'avait cessé de retenir le long du chemin. Quand ils arrivèrent près de l'endroit où le tonnerre (sonore à l'insoutenable quand il frappait) les menaient, ils aperçurent une lumière étrange vers laquelle ils se dirigèrent. Soudain, sans que personne ne s'y attende, Gabriel – Scott Solvfaks, le chat qu'avait emmené le Sire, se faufila hors de son étreinte vestimentaire et courut vers la lumière ... qui s'arrêta.
« Gabriel –Scott !, Hurla le sire énervé et angoissé à la fois.
- Gabriel – Scott ! » Crièrent d'une même voix Eric Maggareth et Elsa.
Soudain, le tonnerre retentit, et tout le monde se fixa.
« Il s'est déplacé !, S'écria – Maggareth.
- Au bout de combien de fois ?, Demanda – Alfred.
- Trente, Répondit Maggareth, Trente exactement.
- Sire ! » S'exclama – Eric.
Eric avait récupéré entre les fougères le chat qui ronronnait de malice. Le Sire s'en approcha précipitamment. Il le caressa rassuré et observa ce qu'il y avait d'anormal sur l'animal.
« Son collier » Dit – il simplement, et tout le monde examina l'objet.
Le bijou entier, la plaque de platine gravée qui était au centre et le collier de diamants brillait d'une lueur anormale. Personne ne pouvait expliquer la lumière qui émanait du collier, insaisissable et pourtant presque palpable. Le Sire proposa de rentrer. Tout le mode accepta, quand un tonnerre lointain se fit entendre.
« Ca s'éloigne »Dit – Maggareth.
Ils arrivèrent à la résidence et se déshabillèrent. Après avoir été essuyé, Gabriel – Scott Solvfaks fut relâché dans la résidence. Content, il se dirigeât vers le couloir près de la cuisine.
Et c'est là.
Là que tout le monde vu le miracle.
Quand Gabriel – Scott Solvfaks frôla comme à son habitude l'ascenseur au milieu du hall d'entrée, les lumières de celui ci se mirent à s'allumer et il l'ascenseur descendit de son silence usuel. Ensuite, Gabriel – Scott Solvfaks s'enfui vers les ténèbres du couloir.
« Rattrapez-le ! » Cria le Sire.
Et tout le monde couru après le félin, qui prit la course poursuite pour un jeu. Le groupe remarqua que lorsque le chat approchait une lampe, celle ci s'allumait, et quand il s'en éloignait, elle s'éteignait. Le chat, ayant traversé tout le couloir sans se faire prendre, décida de monter sur le bureau, car c'était la salle suivant le couloir, juste avant le salon d'hiver d'où sortit Andréa et les enfants, appâtés par le bruit des pas. Alfred leur jeta l'ordre de saisir le chat qui avait baissé la statuette à son effigie sur le bureau. Il sauta à terre, et sous les yeux étonnés de tout le monde (mis à part ceux gênés du Sire), le sol s'entrouvrit pour laisser place à un passage menant vers le sous-sol. Le chat s'y faufila et le système s'arrêta net, ne laissant pas assez d'espace pour qu'un humain passe. Tous sans exception coururent vers le sous-sol muni des lampes à huiles. Quand ils descendirent l'escalier menant au parking, ils s'arrêtèrent tous d'un coup, face au félin qui les attendait une souris électrique en bouche, l'air de dire : « on joue à ça maintenant ». Le Sire prit le chat tendrement le traitant de garnement en qu'il ne pouvait pas avoir confiance. Ensuite, le Sire marcha (après avoir repris son imperméable) suivit de son personnel et d'Alfred, vers la baraque où était le générateur électrique. Quand il approchèrent le collier antérieurement enlevé du cou de Gabriel – Scott Solvfaks, le générateur aspira la moitié de la lumière qui en émanait.
C'est alors que tout le monde regarda avec émerveillement la résidence s'éclairer dans toute sa splendeur, mis à part Gabriel –Scott qui cherchait à comprendre pourquoi lui avait-on enlevé son collier.
Ils revinrent après avoir remis le collier toujours lumineux sur Gabriel –Scott Solvfaks qui repartit gambader dans la résidence.
« Un miracle, Susurra - Elsa.
- Enfin, Soupira – Maggareth.
- Oui, c'est pas trop tôt, Y ajouta Eric.
- Mais quelle est cette lumière ?, Se demanda Alfred.
- Que diriez vous de manger, dormir et remettre d'éventuelles réflexions à ce sujet à demain matin ? » Proposa le Sire pendant qu'Elsa chemina vers la cuisine.
Alfred raconta avec passion ce qu'il venait de se produire dans la forêt et dans la baraque à sa femme et ses enfants pendant le repas confectionné par Elsa. Ils dînaient tous sur nue grande table dans la salle à manger réchauffée par une cheminée. Elsa amenait régulièrement différents mets tous aussi exquis les uns que les autres.
« Sans avoir d'arrière pensée, Commença – Andréa, et pour changer de sujet je tenais à vous demander comment se fait-il que votre personnel dîne à votre table ?
- Eric, Maggareth et Elsa sont comme une deuxième famille pour moi, Dit le Sire, Mais ils conservent néanmoins leurs fonctions respectives.
- Cela doit être coûteux d'entretenir des salaires comme les leurs, Continua –elle.
- Nous travaillons bénévolement, Répondit – Maggareth.
- Quoi ?, S'exclama – Andréa.
- Oui, après tout nous sommes nourris et logés, Ajouta –Eric.
- Mais tout de même..., Dit – Andréa.
- Le Sire est une personne vraiment agréable, de plus si nous avons un problème financier dans notre famille, il nous subventionne sans poser de questions, Expliqua - Eric.
- Mais d'où vient donc toute cette fortune ?, Demanda – Andréa.
- Héritage familial, Répondit le Sire.
- Je vais préparer vos chambres, Annonça – Maggareth, Les enfants dorment – ils ensembles ou séparément ?
- Ensembles, Répondit – Alfred.
- Venez, Proposa – Maggareth aux enfants.
- Nous vous sommes vraiment très reconnaissants, Sire, Dit – Alfred.
- Ce n'est rien. Maggareth ?
- Oui, Sire.
- La Chambre Des Principautés pour les enfants et la Chambre Des Archanges pour monsieur et madame.
- Bien. »
Elsa vint pour débarrasser les tasses de thé pendant qu'Eric monta les hôtes à leurs appartements au deuxième étage et que le Sire monta à la Chambre Des Séraphins.
« C'est quoi ?
- Une panne de courant, dommage, on commençait à faire connaissance !
- Ouep, va falloir se coucher maintenant.
- Dormir ? A minuit ? T'es fou !
- Qu'est – ce que tu veux faire d'autre, vu que l'ordi marche pas ?
- Viens, en va prendre la caisse des vieux, j'ai le droit cette fois.
- Cool ! »
Stephen et Max descendirent les escaliers vers le garage et s'installèrent dans la Jeep Grand Cherokee flambante neuve. Stephen tourna le contact. Mais elle ne démarra pas.
« Eh merde ne me dis pas qu'elle est déjà morte ! Elle n'a pas deux mois !
- Recommence pour voir.
Ce fut sans succès.
- Putain si c'est ma faute, j'vais me faire ramasser !
- Non, c'est la bans qui déconne, viens on va prendre les becs.
- Aller en ville en becs ? Ça craint grave !
- Tu préfère dormir ?
- Oh ta gueule ! »
Stephen et Max dévalèrent la rue à fond en s'étonnant de ne pas voir les lampadaires allumés. Arrivé en bas, Max, qui était devant, freina comme un malade. Stephen fit de même juste après : ils étaient à deux doigts de heurter une voiture stationnée en plein milieu de la route. La voiture était vide et la portière ouverte. Mais leur attention fut attirée vers un bruit et une lumière de feu vers où ils se dirigèrent : Un énorme carambolage venait d'avoir lieu. Un camion s'était fracassé dans un immeuble en construction, et deux voire trois voitures s'étaient à leur tour encastré dans le camion. Le tout avait pris feu. Les voisins sortaient et se rassemblaient à la lumière du feu du carambolage. Stephen et Max se rapprochèrent :
« Que c'est – il passé ? , Demanda Stephen.
- Nous n'avons pas pu sauver le conducteur du camion et des deux premières voitures. Mais le troisième à survécu.
- Comment l'accident s'est produit ? Quelqu'un était présent ? , Interrogeât - Max.
- Le conducteur du camion a perdu le contrôle de son véhicule, dit une vielle dame en s'approchant.
- Comment le savez vous ?, Lui demanda une femme en robe de nuit.
- J'habite tout juste ici, je fumais tranquillement en regardant les voitures passer. Il a perdu le contrôle du camion juste après que les lampadaires se soient arrêtés.
- Et ensuite il y a eu le carambolage ? , Questionna un homme.
- Exact, le tout se déroula pendant les dix coups de minuit...
- Dix ?, S'étonna – Max.
- J'ai la fâcheuse habitude de compter les coups de mon horloge, répondit la vieille dame, et ce soir à minuit, il n'y en a eu que dix.
- Votre horloge ne marche plus, voilà tout, Dit un homme.
- Attendez, à minuit, ma voiture s'est arrêtée de fonctionner ! , Dit le survivant.
- Attendez, attendez, dit un homme à moitié chauve, il ne peut pas avoir de rapport entre ce que vous citez, puisque les énergies que vous énoncez sont différentes !
- Et s'il n'y avait plus d'énergie du tout, émit comme hypothèse le conducteur.
- C'est anticonstitutionnellement impossible !
- Tout ce que je sais, c'est que ma voiture et l'électricité ne marchent plus ! , Dit le conducteur.
- Ce n'est qu'un malheureux hasard, voilà tout ! , Dit le chauve.
- Non, dit Max, la Jeep de Stephen ne marche pas non plus.
- Ecoutez, voyons, je suis un chimiste et je vous assure que ce que vous dites est scientifiquement impossible.
- Et moi je peux vous prouver le contraire, affirma Max.
- Ah oui ? Et comment ? , Défia le scientifique.
- Donnez-moi l'heure. »
Ce dernier resta coït. Sa montre à aiguille s'était arrêtée à minuit pile, et les secondes ne passaient plus. Eric fit remarquer que sa quartz était éteinte.
« Je démens quand même cette théorie.
- Quoi qu'il en soit, dit la femme en robe de nuit, il faut s'organiser pour rétablir toutes ces énergies ou toute la ville sera plongée dans un chaos indescriptible.
- Espérons que l'échelle s'en tiendra à la ville..., Murmura le scientifique.
- Mon portable ne marche plus non plus, Constata Stephen.
- Regardez ! », Dit la vielle dame.
Tous les yeux se tournèrent alors vers la direction qu'indiquait le doigt fébrile de la vielle dame. Un nuage de fumée énorme sortait d'un endroit clair illuminé par le feu. Puis il remarquèrent un autre nuage de fumée, puis un autre et encore un autre. A priori, plusieurs autres carambolages avaient eus lieu dans le reste de la ville. Un des feux semblait plus proéminent que les autres, le conducteur apparemment étranger à la ville demanda ce qu'il y avait dans cette direction.
« C'est l'aéroport », dit la vielle dame qui allumait sa pipe.
Elle essaya à plusieurs reprises avant de s'apercevoir que son briquet ne marchait plus, elle sortit alors une boîte d'allumettes et alluma sa pipe nauséabonde. Tout le reste du groupe fixait mélancoliquement le feu qui provenait de l'aéroport, sachant que celui ci ne pouvait venir que d'une seule sorte d'appareil.
« Il faut que j'aille retrouver mes parents, dit Stephen.
- Il va falloir se rassembler, dit le scientifique, donnons-nous un point de rendez vous et retrouvons-nous –y en rassemblant le plus de personnes.
- Que proposez-vous ? , Demanda la dame en robe de nuit.
- La mairie serait l'endroit public le plus raisonnable, répondit le scientifique.
- Non, elle est fermée à cette heure ci, Dit la vielle dame.
- Et pourquoi pas le parc naturel ? , Proposa – Max, Il est à l'air libre, plus de gens seront attirés.
- C'est entendu, Dit le scientifique, Vous avez tous une heure. »
Presque aussitôt, le groupe se disloqua. Le conducteur partit vers la rue qui menait au parc, qu'il avait repéré en arrivant. Le scientifique partit à l'opposé et bifurqua à gauche. La dame en robe de nuit rentra dans sa maison en face, un homme partit en direction d'une petite ruelle étroite, enfin Stephen et Max remontèrent la montée menant chez Stephen. Quant à la vielle dame, elle s'assit sur sa chaise basculante et fuma sa pipe en regardant les carcasses calcinées fumantes des voitures.
Stephen et Max montèrent le plus vite possible. Ils atteignirent la maison de Stephen en un temps record et réveillèrent ses parents en essayant de leur expliquer le plus simplement la situation. Ils se changèrent et prirent des sacs avec le strict minimum. Ils chargèrent tout dans la voiture et essayèrent malgré les avertissements de Stephen de la démarrer, vainement. Finalement, ils la poussèrent hors du garage et l'installèrent dans la descente. Ils montèrent tous à l'intérieur et laissèrent faire la gravité. La Jeep dévala la pente, et ils l'abandonnèrent avec regret devant l'autre voiture qui barrait leur passage en arrivant sur la route. Max demanda à faire un détour par la maison de la vielle dame. Il fut le seul à aller vers sa terrasse, Stephen et ses parents restèrent devant le jardin.
« Grand-mère, vous ne venez pas ?
- Les aventures ne sont plus de mon âge petit...
- Mais qu'allez vous faire sans énergie ?
- Bah, Il ne me reste plus beaucoup de temps à vivre, je préfère écouler ce temps en compagnie de mon tabac !
- Je n'altérerais pas votre décision, Adieu !
- Attends ! »
La vielle dame sortit de sous le siège un objet assez volumineux enrobé dans un magnifique tissu vert. Max le prit et fut surpris en voyant le revolver qui s'y cachait.
« Les rues ne sont plus sûres petit, et les gens non plus. Ne le montre à personne mais garde le en permanence. Je t'ai fourni des balles avec, 24 exactement. La 25ème que j'avais à finit dans le torse de quelqu'un...
- Je n'imaginais pas ça de vous, grand-mère.
- Pas autant que tu ne le crois. Les revolvers ça tue, mais il ne faut pas oublier que ça peut sauver, ne l'oublie pas petit.
- Adieu grand-mère ! »
Max courra vers Stephen en enfouissant le revolver au fond de son sac. Ils partirent précipitamment en direction du parc naturel.
Une fois arrivés, ils remarquèrent que le conducteur était présent, la femme en robe de chambre mieux habillée, accompagnée de deux petites filles et une autre femme avec un garçon d'un an environ. Un homme qui était présent tout à l'heure était là aussi, accompagné de trois grands gaillards, et le scientifique arrivait du bout de la rue avec une femme portant des lunettes. A peine arrivé, le scientifique prit parole :
« Très bien, commençons par les présentations. Je suis Johnny Mc.Enric, professeur universitaire en chimie. Appelez-moi Johnny.
- Moi c'est Docker, on m'appelle comme ça, vous allez vous y faire.
- Moi c'est Henry, Henry Hoppfman.
- Charles Nerlinsbourg.
- Tiffany Nora, et mon fils Adam Nora
- Anna Miller, et mes deux filles : Jennyfer et Eléonore.
- Moi c'est Max Kifs.
- Moi c'est Stephen Highthingston, et mes parents Sophie et George.
- Et je suis la dernière à priori, je suis Hélène De Levallois.
- Ce qui fait un total de 14, Dit Johnny.
- Ouais, et qu'est-ce qu'on fait ? , Demanda Docker, un des grands gars.
- Patience, dit Johnny, Examinons d'abord la situation.
- On n'est pas des professeurs nous, dit Henry Hoppfman, l'autre costaud.
- Je sais, mais je ne vous ai pas rassemblés ici pour une baston générale.
- Ne vous auto-proclamez pas chef de clan professeur, Dit Tiffany, Nous n'avons encore rien décidé, et nous déciderons ensemble.
- Je sais, mais vu les circonstances, ma conscience et mes principes m'y obligent. Je respecte votre argument démocratique mais nous sommes face à un problème totalement irrationnel.
- C'est pour cela que je vous juge inapte à occuper cette place.
- Vous la voulez ? Je vous la cède volontiers.
- Calmez-vous, s'écria George Highthingston, Il n'est pas nécessaire d'en arriver à ce disputer. Nous sommes de grandes personnes responsables et nous déciderons ensemble et calmement.
- Bien, Dit Johnny, il nous faut donc gagner la centrale électrique pour pouvoir juger de la gravité du problème.
- Qu'est ce qu'on attend alors ? , Demanda Henry.
- Nous ne pouvons pas emmener les enfants avec nous ! Nous devons trouver un pied à terre le plus proche de la centrale.
- Vous pensez à ma maison professeur ? , Questionna Hélène De Levallois.
- Exact.
- Alors allons – y ! », S'exclama Stephen.
Tout le monde prit le bagage qu'il avait confectionné et il se dirigèrent tous vers l'Est. Johnny, Max et Stephen ouvraient la marche suivis par Sophie, George et Hélène qui entamèrent une discussion. Henry, Docker et Charles étaient juste derrière, et la marche était fermée par les deux dernières mères de familles. Contrairement aux espérances de Max, personne du voisinage du parc ne s'était joint à leur groupe.
A présent, Dimitri Ruzeski était le maître légitime de Vladivostok et il étendrait son pouvoir sur toute la Russie. Mieux valait ne pas essayer d'envahir la Corée du Nord et la Chine, voisins, pour la simple raison que ces derniers étaient beaucoup plus forts militairement parlant. Pour l'instant, il fallait s'organiser et créer une force d'attaque pour pouvoir gagner Moscou. Malheureusement, aucun moyen de transport n'avait été trouvé pour l'instant, le transylvanien n'étant pas arrivé, et les routes complètement inutilisables vu que plus rien ne marchait. Dimitri avait mobilisé tous les hommes encore valides et leur avait fourni des armes dont il assurait autrefois la contrebande. La C.L.H était son idée et il en était fier : La cité du dernier espoir, « the city of the last hope ». Un nom évocateur qui leur amènera beaucoup d'hommes, comme il avait commencé à faire. Il avait établi plusieurs sortes de bases dans les hangars de dislocation des anciens sous-marins russes. Il s'était emparé de l'uranium provenant des sous-marins démontés, et n'hésitera pas à l'utiliser en guise de menace. Un camp de défense s'était organisé devant les frontières de la Corée et de la Chine. Les combats n'avaient pas encore commencés mais Dimitri ressentait cette imminence. Le monde était à l'instant plongé dans un incommensurable chaos, il en était sûr. Et c'était l'occasion rêvée de prendre possession du pouvoir de sa patrie abandonnée. Il fallait faire vite, sinon des organisations secrètes agissant dans l'ombre prendraient le pouvoir à sa place et la tâche serait alors plus difficile. La mafia est l'organisation que Dimitri craignait le plus. Mais Vladivostok ne se laissera pas faire.
Dimitri était arrivé à la base principale. Il avait créé un conseil composé de gens hiérarchiquement opposés, qui avait participé à la création hâtive de la C.L.H. ils étaient dix, lui inclut. Il y avait Natacha Mendelev, Propriétaire d'une grande résidence, connaissant plusieurs contact tous aussi utiles qu'illégaux : Trafiquants en tout genre, chefs de gang, tous ayant une dette redevable envers cette manieuse d'arme à feu accomplie. Il y avait Chin Jung Ha, un chinois ayant diffusé l'annonce de la création de la C.L.H le plus vite, et ayant rallié plus de mille personnes si ce n'était pas cinq mille ou plus. Il y avait Boris Anderski, caporal retraité actif pendant la guerre froide, qui avait rallié les forces de l'armée à cette cause. Vladimir Odoievski, commandant actuel des forces armées de Vladivostok. Charles Gorbatchev, Capitaine de police. Andrei Frederiv, le chef de la caserne des pompiers. Sun Shang Xiang Li bey, manieuse de sabre chinoise de passage à Vladivostok. Anastasia Unamov, doctoresse. Hans Müller, professeur en chimie de passage à Vladivostok, ayant allié toutes les écoles à cette cause. Et enfin lui, Dimitri Ruzeski, Leader proclamé de la C.L.H, et donc de Vladivostok.
Le conseil se déroulait surveillé par les forces militaires, sous la lumière ridicule des bougies de cires. Il fallait maintenant décréter les postes qu'occuperaient les différents membres du conseil suprême.
« Je n'ai pas de propositions, Commença Dimitri, Aussi, je vous demande de choisir la fonction que vous occuperez.
- En ce qui me concerne, Déclara Natacha Mendelev, Je compte assurer l'ordre au sein de la base principale, et m'occuper des comptes de la C.L.H, je demande au passage la récolte de fonds auprès de nos membres les plus riches, nos fonds personnels ne seront jamais assez suffisant.
- A quoi nous servirait l'argent ? , Dit la doctoresse Anastasia Unamov, Sans énergie, l'argent n'est que du papier !
- Certains de mes contact marchent encore à ça, Répondit Natacha.
- Soit, Ferma Dimitri, Il en sera ainsi.
- Quant à moi, Déclara à son tour Chin Jung Ha, Je m'occuperais du camp de retranchement ou seront les femmes enfants et vieillards, nous risquons de perdre des membres si jamais nous ne prenons pas soin d'eux.
- C'est accordé, Dit Dimitri.
- J'assurerais la défense des camps placés aux frontières de la Corée et de la Chine, Annonça Boris Anderski.
- Et je dirigerais en votre compagnie le groupe d'attaque de Moscou, Dit Vladimir Odoievski.
- Bien, Dit Dimitri, j'aurais besoin de plusieurs dirigeants pour cette mission, Charles, Fred, serez vous de la partie.
- Bien sûr, Répondit Charles Gorbatchev, La police se joint volontiers à cette mission.
- Quant à moi, Déclara Fred, je resterai assurer la sécurité du centre ville.
- Je vais à Moscou, Déclara Sun Shang Xiang Li Bey.
- Moi aussi, Dit Anastasia Unamov.
- Mais, qui s'assurera des soins ici ? , Demanda Dimitri.
- Les soins sur le terrain et sur le chemin seront plus importants. Si cela ne le gène pas, Hans ayant des connaissances médicinales pourra assurer les soins de la capitale.
- La capitale ? , S'étonna Natacha Mendelev.
- Si la C.L.H existe, alors Vladivostok en est la capitale. Déclara solennellement Andréa.
- Exact, Renchérit Hans, J'accepte le poste que l'on me propose.
- Ainsi, tout le monde à une fonction. Dit Dimitri.
- La plus importante est la votre, prenez garde à vous, Dit Natacha.
- Ne vous inquiétez pas, très chère, vous me connaissez bien.
- Je ne voudrais pas être pessimiste, Commença Chin Jung Ha, Mais, si le Sir Ruzeski venait à mourir, qui prendra la tête de la CLH ?
- Vous referez un vote, Répondit Dimitri, Et si cela arrive pendant la mission de Moscou, Charles sera chargé de la mener à bien.
- Mais espérons que cela n'arrive pas », Dit Anastasia.
Le conseil fut alors clos. Le groupe de cinq partant pour la mission Moscou se préparèrent, les autres allèrent vers cinq différentes directions.
Sakura Sekaino était fière s'elle. Tout ce qu'elle avait prévu s'était déroulé comme prévu. En trois heures, elle avait réussi à regrouper assez de monde et à s'emparer de ce qu'elle visait depuis longtemps. Le centre de recherches secrètes Japonais. Accompagnée d'une quarantaine d'homme, elle avait fait appel à son ex-clan connu sous le nom de Kurempu. Elle se trouvait à présent devant le directeur en chef des recherches secrètes de l'état. Elle le visait déjà avant la panne internationale, qui avait plongé la capitale dans un chaos inhumain. Mais à quoi lui servirait-elle de faire un scoop, alors qu'à présent, elle pourrait s'emparer carrément des recherches scientifiques, et pourrait alors prendre le contrôle de Japon entier.
Après un long interrogatoire forcé et des fouilles assidues, la patience de Sakura fut enfin récompensée. Un flacon bleu lui fut apporté et le directeur essaya de le reprendre.
« Non, Hurlait – il, Pas ça !
- Quoi ? Ce truc est si important ? Si je l'ingère, que se passera – t-il ?
- Cette expérience n'est pas au point !
- Dans ce cas ( elle fit un signe de main), pourquoi ne pas l'essayer sur un de vos subordonnés ?
- Laissez Samanosuke tranquille !
- Samanosuke, hein ? »
Elle prit une seringue dans laquelle elle inséra le produit bleu, n'ayant cure des sarcasmes du professeur. Elle piqua le subordonné serein et calme. Juste après, celui ci s'évanouit.
« Il est vivant, Constata un des hommes de Sakura.
- Enfermez-le.
- A vos ordres. »
Sakura sortit de la salle sous le flot d'injures que déblatérait le professeur. Soudain, elle se retourna vivement dévoilant un pistolet au creux de sa main. D'une balle précise, elle tua le professeur. Elle ordonna de la laisser seule dans sa chambre et ressortit le flacon bleu. Avec un soupçon d'incertitude, elle prit une autre seringue et y mit ce qu'il restait de liquide bleu. Elle se l'inséra, et juste après avoir enlevé la seringue, elle s'évanouit.
Liang Li bey entra dans la salle où on l'avait emmené. Le sanctuaire été envahit par plusieurs centaines d'autres personnes, la plupart habillés en tenue de combat, de samouraï ou encore de ninja. Il sera le manche de son katana. Quelques personnes entrèrent après lui, puis la porte se referma. Un homme de forte carrure prit place sur une estrade, il n'eut pas à demander le silence, car celui ci était déjà présent. Il prit alors parole :
« Chers compatriotes, vous êtes ici présent car vous êtes les hommes, et les femmes les plus puissants de tout le territoire chinois. Nous nous apprêtons à envahir le Japon, la Corée et la Thaïlande pendant le moment de faiblesse qu'a généré l'éteinte de l'énergie. Je serais bref : tous ceux qui souhaitent se joindre à nous restent. »
Plusieurs personnes se dirigèrent alors vers la porte de sortie qui s'était rouverte. Liang Li bey n'en faisait pas partie. L'homme reprit la parole quand les portes se refermèrent.
« Je suis Tao Yao, manieur de katana au service de l'état. Le président et le Premier ministre ont jugé le moment favorable à une attaque surprise sur le japon, démuni face à l'éteinte d'énergie. Nous avons regroupé une flotte qui avancera à la force de vos bras et à celle du vent. Il nous faudra 3 jours pour nous y rendre, et une dizaine d'autre pour que tout soit en ordre et que les bateaux puissent partir. Puis, la durée de la traversée ne dépend que de votre expérience. »
Tao Yao descendit du parloir. Il ouvrit une porte où tout le monde se dirigea en silence. Il y avait une cinquantaine de carrosses attelés qui les attendait. Tous montèrent sans question. Liang avait comprit que ce qui intéressait tous ces gens n'était rien d'autre que le sang. Tous avaient au moins tué une fois pour mériter d'être là, lui compris.
Alexandra s'installa dans le fauteuil de l'homme qui venait d'être abattu. Elle essayait de réaliser l'ampleur des choses qu'elle venait de faire, elle et son amant. Elle tourna ses yeux vers la fenêtre et observa la vue du palais de l'Elysée. Elle et le gang 13, étaient maître des lieux, maître de la France après avoir forcé le président de signer une feuille stipulant la cession de tous les pouvoirs du gouvernement à la personne d'Alexandra De Levallois. Le clan avait voté sa nomination, car c'était celle qui avait le plus de matière grise. Alexandra s'empressa alors de cesser la bataille qui battait son plein au dehors, en démontrant aux forces armées la légalité de sa nomination. Elle avait l'armée à sa botte. Elle organisa d'abord un cadre défensif autour de Paris, puis commença à recruter pour former une force d'attaque inégalable. Elle réussit à rassembler plus d'un million d'hommes en 5 heures. Et Paris voyait des Murailles interdire l'accès aux immigrants. L'armée ne posait pas de question, et Alexandra se demandait si c'était qu'ils préparaient quelque chose, ou bien ironiquement, une pensée belliciste les amenant à croire à la dictature. Mais elle n'en avait cure, beaucoup d'autre choses monopolisaient ses pensées. Elle devait être forte, et demeurer intouchable pour pouvoir donner les ordres et pas les recevoir. Il fallait faire vite, objectif : Alsace, Bretagne, Nord pas de Calais. Il fallait à tout prix prendre le contrôle officiel des pays voisins.
« Mohammed Abou Lahardja, 57ans, chimiste réputé pour ses expériences illégales, né le 22 novembre 1950 à 03h14, mort le 27 Juillet 2007 à 13h12. Officiel propriétaire de l'expérience nommé « énergie ». Reprise par son subordonné Davis Mc. Aline. Dossier classé Soler enterprises. »
Davis recula légèrement de son ordinateur. Il venait de mettre le cadavre de son ex-professeur au froid : L'homme qui avait plongé le monde dans le chaos. Mohammed Abou Lahardja avait étudié pendant les 25 dernières années de sa vie les énergies diverses dans l'idée était d'en créer une nouvelle. Ses recherches furent catastrophiques, autant sur le plan expérimental que financier. Soler enterprises, la société de Karl Mc. Aline, avait fait faillite un an auparavant, mais il n'arrêta pas pour autant, se noyant dans les dettes. Mais cet après midi, à 13h12 à Chiraz en Iran, l' « énergie » se mit à briller, les éléments chimiques incompatibles se mirent à s'assembler, après le 3707ème coup d'essai du Professeur Abou Lahardja. Il mourut d'une crise cardiaque en le découvrant. Davis prit alors la relève. Seul, il était maître de l' « énergie ». L' « énergie » en elle même était une sorte d'électricité ayant le don de se mouvoir en toute autonomie, de la pure magie. Elle pouvait être contenue dans n'importe quel contenant, et tous les objets nécessitant une « énergie » quelconque dans les alentours profitaient de cette « énergie ». C'était comme si toutes les énergies du monde étaient réunies dans ses mains. Le rayon d'action était d'un mètre pour un millimètre cube d' « énergie » environ. Il avait transféré un peu de l' « énergie » dans un bocal, en prenant le soin de le garder hermétiquement clos. Les quelques centimètres s'étaient alors remplis de l' « énergie » et il remarqua par la suite que l' « énergie » utilisé dans la source mère s'était automatiquement reconstitué. L' « énergie » ne cessait de passionner Davis. Il remarqua aussi que tous les objets en manque d' « énergie » étaient en parfait état de fonctionnement, seulement, il leur manquait l' « énergie ». A présent, Davis Mc. Aline réalisait l'ampleur de cette découverte : le monde lui appartenait. Il décida donc d'en tirer le plus de choses possibles. Première étape : les Etats Unis.
... a suivre.